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Bordeaux - Monaco
Mercredi 10 février
20h45 sur


Classement Ligue 1

Classement général
P
Club
Points
1
Bordeaux
48
2
Montpellier
45
3
Lille
41
4
Lyon
40
5
Monaco
39

Déclaration

««Ils (les dirigeants) doivent négocier par ordre alphabétique. Ou alors, ils ont perdu mon numéro»»

Marc Planus, le 04/02/10 sur L'Equipe



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Droits Télé : Triaud s'exprime
Par Pardo64 le 14/11/2007
note: 2,5 / 5 (0 vote)



A quelques jours du lancement de l'appel offre pour l'acquisition des droits TV des matches de la ligue 1 (2008/2012), le président girondin, membre du conseil d'admininstration de la LFP et tout nouveau secrétaire général de l'association controversée "Football Avenir Professionnel" s'exprime dans les colonnes de Sud Ouest. C'est à lire ici

« Sud Ouest ». Le classement actuel de la Ligue 1 peut-il inciter Canal + à financer davantage le football alors que les locomotives peinent ?
Jean-Louis Triaud. Ne l'oublions pas : le seul spectacle télévisuel original, c'est le football. Alors, la question ne se pose même pas. Canal ne peut pas se passer du foot. En Allemagne quand la chaîne Première a perdu le football, l'action a chuté de 30 %. Maintenant, qu'est-ce qui va l'obliger à payer plus cher ? Il n'y a pas d'autres solutions que la concurrence. Ainsi, M6 et TPS avaient beaucoup aidé le football français lors du précédent appel d'offres pour les droits 2005-2008. Sans cette concurrence, je ne sais pas si nous serions parvenus à obtenir 650 M? par saison (1). Le produit football n'est pas remis en cause à Canal +.


Désormais, comment faire en sorte que la chaîne cryptée le paie au maximum ? Ce sera toute l'astuce de l'appel d'offres. Avec un découpage revu et corrigé. L'intérêt du spectacle et du public pour le championnat tient à son suspense, même si les équipes françaises en coupe d'Europe n'ont pas une place exceptionnelle et si parfois les matches ne sont pas d'un spectacle haletant.


Aujourd'hui, la Ligue 1 peut-elle vivre à moins de 650 M? par saison ?
Non. Tous les clubs, Bordeaux n'est pas le dernier, ont signé des contrats de quatre ans avec certains joueurs sur la base des recettes actuelles. Si elles baissent, nombre d'entre eux seront en difficultés pour honorer leurs engagements. On pourrait alors assister à une vague de départs vers l'étranger car plus grand monde ne sera en mesure d'assumer les salaires négociés auparavant.


En va t-il de la viabilité de la Ligue 1 ?
Non, car on se débrouillera toujours. Le football ne disparaîtra pas avec nous. On trouvera des solutions. Mais ces droits télés, c'est un vrai sujet d'inquiétude. D'autant que sur les 650 millions, rappelons que seulement 400 millions reviennent à la Ligue 1. Beaucoup d'argent s'évapore dans la nature.


Pour le grand public, on a l'impression d'être en pleine partie de poker menteur. Mais qui détient le meilleur jeu ?
Quand un opérateur est en situation de monopole, il ne crie pas sur les toits qu'il veut payer plus. En l'absence de concurrence, il pourrait affirmer qu'il paiera beaucoup moins. Les clubs seraient alors les otages de cet opérateur. Sauf à créer de l'émulation et de la concurrence. Imaginons qu'un autre opérateur achète très cher tout le football, Canal sera alors dans l'obligation d'acheter les droits et à quel tarif ! Canal doit donc rester prudent pour ne pas se laisser doubler. Des études montrent que si les dirigeants de la chaîne investissent 650 M?, leurs budgets prévisionnels jusqu'en 2012 seraient réalisables. C'est déjà une bonne information.

Si demain les droits baissent de 25%, on va se retrouver en difficulté.

Pour autant les clubs de L1 sont ils inquiets ?
Oui, quand même. Même si la durée du contrat des droits télés, passant de trois à quatre ans, va permettre à d'autres opérateurs de développer des produits qui pourraient trouver leur rentabilité dans deux ou trois ans. C'est pourquoi la Ligue avait imaginé produire ses propres images pour les vendre clés en main. Pour être franc, il me tarde de connaître le montant de la proposition la plus importante.


La création de Football Avenir Professionnel (FAP), dont vous êtes le secrétaire général, est-ce la meilleure alternative possible (2) ?
Aujourd'hui, il existe deux structures, la Ligue et l'UCPF (l'union des clubs professionnels). Au conseil d'administration de la Ligue, il y a 23 représentants et seulement 12 (huit et quatre) d'entre eux sont des présidents de clubs de L1 et L2. Ce n'est pas une structure où les clubs de L1 sont réellement influents. L'UCPF possède 42 adhérents, mais avec tous les clubs qui sont à la marge, la Ligue 1 n'a pas la majorité.
Lorsque des sujets aussi importants que les droits télés sont abordés, ceux qui animent le championnat, qui prennent le plus de risques et qui investissent le plus ont envie d'être entendus. Et ces clubs-là réunis entre eux peuvent trouver des solutions alternatives pour le bien de tous. Ce groupement est à la fois une force de proposition et un observateur qui entend être informé et présent au débat.


PAF suscite des craintes de la part des clubs moins riches. Ont-ils raison de s'inquiéter ?
Elles sont légitimes. Notre situation est quand même curieuse et tout le monde s'en rend bien compte. Nous avons une Ligue 1 qui en terme de richesse est classée en 5e position sur la scène continentale et la Ligue 2 la plus riche d'Europe.
En Angleterre, les droits télés sont réservés exclusivement aux clubs de l'élite, chez nous, 19 % de la manne globale est redistribuée à la L2. C'est le principe de solidarité que l'on applique dans tous les secteurs d'activité en France. Ce n'est pas un mauvais système quand vous êtes dans l'opulence. Mais si, demain, les droits baissent de 25 %, on va se retrouver en difficulté.
Dès lors, beaucoup ont peur que le principe de solidarité soit remis en cause.

Propos recueillis par Alain GOUJON


(1) Somme qui comprend annuellement les 600 millions d'euros de Canal +, les 31 millions de droits liés à la téléphonie mobile (Orange) et les 24,5 millions d'euros du magazine du dimanche (France 2 Foot) diffusé par France Télévisions. (2) Créé le mois dernier, Football Avenir Professionnel regroupe Lyon, Monaco, Bordeaux, Lille, le Paris-SG, Lens et Toulouse. Cette association, présidée par Jean-Michel Aulas, président de l'OL, entend promouvoir les intérêts des grands clubs français.




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