Girondins : l'état de forme de Bakwa et Davitashvili vu par David Guion
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Vers un régime en 4-3-3 ?
David Guion en conférence de presse : “J’ai beaucoup de possibilités avec cette équipe-là, je peux faire pas mal de choses, mais je dois tenir compte de ces paramètres de forme, de complémentarité et d’adversité quand je fais la composition. Par rapport à ça, j’essaie de mettre l’équipe dans les meilleures dispositions.
J’essaie de mettre l’équipe la plus apte à gagner le match sur le terrain. Il y a des réflexions à chaque fois. Je sais aussi qu’on a un jeune groupe qui a besoin de repères donc il faut y aller avec du travail pour rassurer les garçons. Ce groupe doit être rassuré et équilibré.
Ils ont besoin de se sentir en sécurité en ayant une ossature solide, ils ont besoin de bien connaître leurs rôles les uns envers les autres. Il ne faut pas encore trop être dans l'improvisation avec ce groupe, les jeunes n’ont pas encore une culture tactique, ils n’ont pas de gros vécu individuel et collectif donc c’est important de les mettre dans les meilleures conditions.
Le 3-5-2, des fois ça marche, des fois ça ne marche pas comme à Nîmes. Là-bas, on a pas Aliou (Badji) et sa taille dans la boite qui peut, sur de centres, nous apporter quelque chose. Quand il n’y a que Josh (Maja) en pointe, ce n’est pas les mêmes matchs aussi, on n’a moins de présence au niveau de la tête.
À Amiens, ce sont deux très bons joueurs de tête qui ont marqué. Quand on a ces joueurs-là avec une présence de Maja dans les seize mètres, on a intérêt à mettre des bons centres. Si je mets les deux attaquants directement, comment je fais pour impacter en cours de match ? Il faut réfléchir à tout ça, mais c’est ça qui est passionnant."
Zoom sur les ailiers Bakwa et Davitashvili
"Dilane Bakwa fait moins de différences. Il a envie de bien faire et on l’a vu sur ce match où il est resté concentré tout le long de son temps de jeu, mais c’est clair qu’il veut être tout le temps décisif dans ce qu’il fait et il se précipite.
Il veut tout faire vite à des moments où il devrait plus être dans la construction et dans l’idée de conserver notre jeu. C’est un apprentissage encore une fois. Il faut qu’il digère tous les bruits qu’il y avait autour de lui.
Comme je lui ai dit “rappelle-toi où tu étais l’année dernière, tu étais à la cave. Là tu as 15 matchs de Ligue 2, il y a beaucoup de bruit et c’est bien ce que tu fais, mais tu dois te remettre en cause toutes les semaines. C’est encourageant ce que tu fais, mais tu dois, tout simplement, convaincre et être plus régulier pour passer des caps”. Il n’y a rien d’étonnant, c’est un jeune joueur.
À propos de Zuriko, il y a cette possibilité d’amener de l’énergie. L’idée d’avoir des joueurs qui provoquent et prennent le ballon pour faire des courses, c’est très énergivore. Quand je regarde leurs statistiques physiques, que ce soit à l’entraînement ou en match, elles sont bonnes. On joue un match par semaine donc ils sont capables d’impacter tout de suite en début de match.
Ça peut-être une solution de faire rentrer ce genre de joueur quand la défense adverse commence à sentir la fatigue aussi, amener leur déséquilibre, leur sens du dribble et leur provocation."
Comment gérer ce jeune groupe des Girondins ?
"J’ai compris au fur et à mesure des semaines que le groupe se crée son identité. C’est un groupe qu’il faut centrer sur le présent, sur l’entraînement qui vient et le match qui arrive. Ces jeunes joueurs oublient facilement ce qui s’est passé et ne se projettent pas, c’est la meilleure façon d'appréhender les matchs avec eux.
Il faut qu’ils prennent du plaisir samedi, mais de tout faire pour aller chercher ces trois points. C’est la meilleure façon de les mettre en confiance pour ce match-là. Je trouve ça mieux que de leur mettre une certaine pression en calculant les résultats de Sochaux et autres.
Clément (Michelin) et Vital (Nsimba) ont déjà vécu une montée en Ligue 1 donc ils savent et ont plus de recul par rapport à cet objectif. J’essaie de leur donner des informations de l’expérience que j’ai connue aussi. Je leur explique que c’est un long chemin et qu’il faut faire preuve de beaucoup d’humilité dans ce championnat de Ligue 2.
Ce championnat est très homogène donc c’est un combat à chaque journée. Les matchs se jouent à peu de choses et toutes les équipes sont capables de faire des bons résultats, comme Annecy contre Marseille hier par exemple."
La vidéo du point presse :