Girondins : Santiago Cucci explique pourquoi il a signé la tribune des présidents de N1
© Iconsport
"Mon amour pour les Girondins n'a pas changé"
La publication d'un communiqué commun signé par dix présidents de clubs de National 1 a suscité de nombreuses réactions, notamment en raison de la présence de Santiago Cucci, président de l'Aviron Bayonnais, parmi les signataires.
Connu pour son attachement aux Girondins de Bordeaux, le dirigeant a souhaité préciser sa position auprès de WebGirondins.
Interrogé sur sa signature, Santiago Cucci tient d'abord à lever toute ambiguïté.
Santiago Cucci répond : “Je suis solidaire de mes collègues présidents de clubs. Mon amour pour les Girondins de Bordeaux n'a pas changé. J'ai beaucoup de respect pour les gens qui s'occupent du club au quotidien, comme Karim Saada, Arnaud Saint-André, Arnaud De Carli ou encore Rio Mavuba, qui se donne avec des moyens mal définis. Pour moi, il faut distinguer les personnes qui font vivre le club au quotidien et la stratégie de Sparta, qui est, selon moi, un copier-coller de celle de Gérard Lopez.”
Le président bayonnais insiste également sur le fait que sa démarche ne remet pas en cause son attachement au club bordelais.
"Je ne veux pas que l'on pense que je n'ai pas de respect pour les Girondins. Si j'avais fait une offre d'achat aujourd'hui, je n'aurais pas mis de condition suspensive sur un maintien en National 1, car, en tant qu' amoureux du club, mon offre serait valide quel que soit le niveau de compétition. Mon amour pour le club n’est plus à prouver. J'ai fait une offre associée avec Michael Benabou avec mon argent personnel (en 2023)."
"Les règles doivent être les mêmes pour tous"
"Je reste étonné de voir que l'ancien partenaire de Gérard Lopez à Lille est aujourd'hui dans la course pour reprendre le club (Franck Tuil de Sparta Capital travaillait pour Elliott Management dans le dossier du LOSC). Je suis solidaire des autres présidents de la poule. Ces méthodes sont surprenantes (multiplication des procédures) et ne correspondent pas aux règles du jeu. Tous les clubs doivent présenter leur budget au 30 juin. C'est la troisième fois en cinq ans (CNOSF en 2022, Appel DNCG en 2024, appel DNCG et CNOSF en 2026). J'ai beaucoup de respect pour le travail de la DNCG et nous essayons tous de respecter les règles. Des procédures exceptionnelles ne peuvent pas devenir récurrentes."
Il évoque également la communication autour du projet de reprise.
"On a vu un président qui n'est pas encore officiellement nommé (Dominique Delport) s'exprimer auprès des supporters (sur le réseau social X, lire ici) alors que les conditions suspensives ne sont pas encore levées. Comme quoi le football rend parfois irrationnel."
"L'organisation devient compliquée"
Au-delà du débat réglementaire, Santiago Cucci souligne également les conséquences pratiques pour les autres équipes du championnat.
“On ne peut pas attendre un nouveau calendrier à quinze jours du début du championnat (Le N1 débute le 22 août prochain). Il faut organiser les déplacements, les réservations, toute la logistique. Cette incertitude complique énormément notre organisation. Est-ce que l’ABFC va jouer à Granville lors de la première journée ?”
Le président de l'Aviron Bayonnais termine ainsi en réaffirmant que sa position ne vise pas les Girondins en tant qu'institution, mais la répétition de procédures qu'il juge exceptionnelles et dont les conséquences touchent l'ensemble des clubs du championnat.
- À lire : CNOSF : après les Girondins, Arsac-Le Pian au cœur d'une procédure pour son maintien
Écoutez notre podcast court que l'actu des Girondins :