Girondins : rachetés, mais toujours en danger avant l'audience décisive du CNOSF
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Le rachat n'a pas encore sauvé les Girondins
Le soulagement suscité par le rachat des Girondins de Bordeaux est rapidement retombé. Si la cession du club à Sparta Capital, soutenu par le la société américaine Park Bench, a permis de débloquer la situation financière, l'avenir sportif du club reste suspendu à une décision capitale.
Ce mercredi à 14 heures, dévoile L'Équipe, les nouveaux propriétaires seront entendus devant le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) afin de contester l'exclusion des Girondins des championnats nationaux.
À ce jour, le club demeure administrativement relégué en Régional 1.
Park Bench, véritable opérateur financier du rachat
Le montage présenté vendredi a révélé le rôle majeur de Park Bench, venu épauler Sparta Capital dans l'acquisition des 100 % des parts du club, cédées par Gérard Lopez pour un euro symbolique.
Selon les informations révélées ces derniers jours, Sparta Capital aurait essentiellement servi de véhicule d'investissement, tandis que Park Bench aurait apporté les fonds nécessaires à l'opération.
Cette injection financière d'environ 10,5 millions d'euros a permis de couvrir les dernières échéances de la saison passée, de financer l'exercice 2026-2027 et de sécuriser les engagements liés au plan de continuation.
Une audience décisive devant le CNOSF
Le dossier financier étant désormais bouclé, place au volet sportif.
L'audience de conciliation devant le CNOSF représente une étape essentielle pour permettre aux Girondins de retrouver une place dans les championnats nationaux. Une décision favorable ouvrirait la voie à une réintégration, sous réserve d'une validation par le Comité exécutif de la FFF.
Le conciliateur ne devrait toutefois pas rendre son avis immédiatement. Sa recommandation est espérée avant la fin de semaine.
Le scénario noir reste possible
En cas d'avis défavorable, les nouveaux dirigeants pourraient encore saisir le tribunal administratif. Une procédure plus longue qui laisserait le club en Régional 1 dans l'attente d'une éventuelle décision de justice.
Un tel scénario mettrait un terme au projet de reprise. La vente ayant été bâtie autour d'un retour dans les compétitions nationales, et les 10M€ ne seraient pas injectés si le club évolue au niveau régional. Alors le tribunal de commerce de Bordeaux n'aurait pas d'autre choix que de prononcer la liquidation de la SASP. Ainsi, l'association présidée par Jean-Louis Triaud aurait les rênes du club pour repartir en R1.
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