Nicolas Morin : “David Guion n'a jamais réussi à influer quoi que ce soit dans cette équipe”
11/06 - 18:43 | Par la rédaction | Il y a
5 ans
Le journaliste chez France Télévision, Nicolas Morin s’est exprimé dans l’émission dimanche en politique à propos des Girondins de Bordeaux.
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Quels sont les autres paramètres de cette déception sportive ?
Nicolas Morin sur France 3 Aquitaine : "Tout d'abord, le niveau des joueurs n'était pas très élevé. Forcément, quand on termine 20e et dernier de Ligue 1. En revanche, il y avait l'effectif suffisant pour se maintenir en Ligue 1. Moi, je veux bien tout entendre, mais il y avait l'effectif suffisant pour rester en Ligue 1.
Il y avait des mauvais choix d'entraîneur, le mauvais choix de Petkovic qui était trop en décalage par rapport à ce qui était la Ligue 1 et ceux qui étaient un entraînement au quotidien. On rappelle qu'il était sélectionneur de la Suisse. De plus, mauvais choix de David Guion qui l'a remplacé en février qui a été incapable de gagner plus de 2 matchs et qui n'a pas réussi à sauver cette équipe. Donc, c'est aussi des mauvais choix de direction sur le plan sportif."
Quel est le rôle des fonds d’investissement ?
"Tout d’abord, Gérard Lopez n'est pas propriétaire des Girondins de Bordeaux, il a sa société Jogo Bonito qui a pris l'été dernier le contrôle de la société qui avait été créée pour les Girondins, qui s'appelait La Dynamique. À l'intérieur, c'est un petit peu les poupées russes, la société de Gérard Lopez est majoritairement actionnaire, mais il y a d'autres actionnaires. Il y a une société-écran qui parmi les actionnaires a le pouvoir de tout bloquer aux Girondins de Bordeaux, autrement dit, Gérard Lopez n'est pas décideur en matière de stratégie financière, d'avenir et de développement économique du club.
Il y a d'autres petits actionnaires de sociétés, dont une basée au Luxembourg, l'autre dans les Caïmans. C'est vraiment autour de Gérard Lopez, c'est quand même la grande finance qui détient ce club. C'est-à -dire que Gérard Lopez décide du terrain e la stratégie financière ce sont les créanciers et notamment King Street et Fortress, qui est le prêteur de la société de Gérard Lopez. Autrement dit, aujourd'hui c'est eux qui disent oui on remet au pot et le club vie ou non on remet pas au pot et le club meurt."
Quelle est la relation entre Gérard Lopez et les Ultras ?
Nicolas Morin poursuit : "J’ai un schéma assez clair dans un club de foot, pour moi, le président préside, l’entraîneur entraîne et les supporters supportent. À Bordeaux, il s'est trouvé que lors du rachat de la société, en tout cas de Gérard Lopez, il a voulu mettre clairement les ultras qui ont du poids à Bordeaux, politiques y compris dans sa poche.
Aujourd'hui dans ce club-là, on a donné trop de pouvoirs aux Ultramarines, même s’ils sont des soutiens inconditionnels. Mais à un moment donné c'est aller un peu loin dans l'aafire Costil et Koscielny. Clairement, c'est aller loin alors qu'il y a eu des blagues, des plaintes ont été déposées en justice. Ce n’est pas moi à parler du fond dans cette affaire.
Je trouve que pour la première fois aux Girondins, réellement le rôle des ultras était démesuré, la faute ou la responsabilité de Gérard Lopez qui a eu besoin en arrivant de se mettre ce groupe de supporters très puissants dans la poche.
Il a fait pareil à Lille quand il est arrivé, il s'était rapproché des leaders ultras pour avoir une paix sociale dans les tribunes."
Concernant la prolongation de David Guion
"Pour avoir suivi les matchs des Girondins, je vais faire 2 constatations. La première, c'est qu'il n'a pas réussi alors qu'il est arrivé quand même au début février, il est resté jusqu'au 21 mai, à sauver ce club alors qu'il suffisait de gagner. Par exemple Lorient, le dernier match à domicile pour jouer le barrage. Il n'a jamais réussi à influer quoi que ce soit dans cette équipe, dans ce groupe, pas de réaction, pas de réactivité.
Alors, il est pas tout seul, il y a des joueurs donc ça il n’a pas réussi. L'autre donnée à prendre en compte, c'est que les 2 autres équipes qui sont descendues c'est-à-dire, Metz et Saint-Étienne ont changé d'entraîneur. Donc, il y a clairement la volonté dans ces clubs-là au niveau des dirigeants de repartir sur autre chose. Alors après, est-ce que David Guion est un choix par défaut ?
Probablement parce qu'il y a des entraîneurs qui ont été contactés, qui ont refusé, comme Jean-Marc Furlan, comme Omar Daf, l'entraîneur de Sochaux, et ils avaient David Guion sous la main. Il a accepté de diviser son salaire au moins par 2, au bout d'un moment on s'est dit et bien pourquoi ne pas repartir avec lui. Mais, clairement c'est un choix qui au minimum était étonnant quand on se souvient de ce que Bordeaux a fait avec lui sur le banc depuis février."
À propos du Matmut Atlantique
"Oui, forcément, par la force des choses au stade, il y a le loyer, vous le savez occupé par les Girondins de Bordeaux qui ne payent pas le loyer totalement après les négociations avec la métropole suite à la pandémie de COVID. De plus, il y aura moins de monde au stade. Évidemment, la Ligue 2, ça ne fait pas rêver grand monde. À priori, on ne va pas s'attendre à une affluence de 30, 40 ou 50 000 personnes, ce n’est pas possible sauf pour Indochine."
Saïd Ennjimi : ”Des clubs professionnels dépensent plus qu'ils ne gagnent” #Girondins https://t.co/UlUwJSXexE
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