Équipe de France : Olise, Cherki, Doué, le casse-tête offensif de Zidane avant sa première liste

02/09 - 20:20 | Par la rédaction | Il y a 3 jours
Zinédine Zidane dévoile sa première liste le 17 septembre, au siège de la Fédération. Quatre matches de Ligue des Nations suivent en dix jours. Le débat ne porte pas vraiment sur les absents. Il porte sur trois joueurs déjà installés et sur la place que chacun peut occuper devant.
Équipe de France : Olise, Cherki, Doué, le casse-tête offensif de Zidane avant sa première liste

© Iconsport

Une liste attendue depuis le 18 juillet

Didier Deschamps a quitté son poste après quatorze ans et 187 matches sur le banc. La Fédération a nommé Zidane le 28 juillet, l'ancien numéro 10 a pris ses fonctions le 1er août et devient le 18e sélectionneur de l'histoire des Bleus. Son staff est tombé à la mi-août, avec Fabien Barthez chez les gardiens. Depuis, silence radio.

Une première liste concentre toujours l'attention, celle-ci un peu plus que les autres. Les supporters comparent déjà leurs onze probables, les consultants distribuent les places, et une bonne partie du public suit la trêve internationale avec un carnet de paris ouvert à côté du match. Dans ces discussions, la vitesse à laquelle un gain arrive sur le compte pèse presque autant que la cote affichée, et le retrait instantané paris sportif est devenu un critère de choix aussi banal que le reste. Rien de tout cela ne changera un seul nom sur la feuille du 17 septembre.

Le rassemblement démarre le 21 septembre à Clairefontaine. Quatre jours plus tard, les Bleus jouent à Izmit contre la Turquie, puis à Bruxelles contre la Belgique. Zidane ne verra le Stade de France que le 2 octobre, face à l'Italie.

Olise, sept passes décisives et zéro but

Le Mondial de Michael Olise tient dans un chiffre étrange. Sept passes décisives, aucun but. Sur un tournoi entier, avec un rôle de meneur taillé sur mesure, le rendement impressionne et gêne en même temps.

À Miami, lors de la petite finale contre l'Angleterre, il a manqué deux occasions franches à la 61e et à la 75e minute. Les Bleus revenaient pourtant de loin : menés 4-0 à la pause, revenus à 4-3, battus 6-4 sur un but de Jude Bellingham à la 90e+8. Un score de tennis.

Michel Platini n'a pas ménagé le débat. Sur le plateau du Canal Football Club, il a estimé qu'on s'était "beaucoup enflammé" sur le positionnement d'Olise en meneur de jeu. Venant de l'homme qui a porté ce numéro, la remarque pèse.

Cherki, l'option que réclame une partie des consultants

Rayan Cherki a lancé sa saison très fort à Manchester City : deux passes décisives en sortie de banc contre Bournemouth, puis un doublé titulaire à Selhurst Park lors du 4-1 contre Crystal Palace. La presse anglaise évoque déjà un intérêt du Real Madrid, du PSG et du Bayern pour janvier. À prendre avec des pincettes : c'est de la rubrique transferts, pas un communiqué.

Sur RMC, le journaliste David Gluzman a défendu sa sélection sans détour, en le plaçant devant Florian Thauvin et Maghnes Akliouche. Les arguments qui circulent tiennent en trois points :

  1. Cherki casse les blocs bas, exactement ce que la France n'a pas su faire en demi-finale contre l'Espagne, perdue 0-2.
  2. Zidane a toujours eu un faible pour les profils créatifs, comme joueur et comme entraîneur.
  3. Reste le système. En 4-3-3 avec Olise ou Désiré Doué sur le côté droit, le poste de numéro 10 n'existe tout simplement pas.

Alors, où le placer ? Personne n'a la réponse avant le 17 septembre, Zidane compris, probablement.

Doué, Barcola, Dembélé et la file d'attente sur les ailes

Regardez la feuille de match du 18 juillet. Deschamps avait aligné Cherki, Olise et Doué derrière Mbappé, capitaine. À la pause, deux d'entre eux avaient déjà cédé leur place à Ousmane Dembélé et Bradley Barcola. L'attaque française a marqué quatre buts après le thé.

Le signal est désagréable pour ceux qui ont commencé la rencontre. Il complique aussi le travail de Zidane, qui hérite d'un embouteillage assez rare à ce niveau : Mbappé, Dembélé, Olise, Doué, Barcola, Cherki, et derrière eux Thauvin, Akliouche ou Jean-Philippe Mateta. Neuf noms pour une poignée de places offensives.

Turquie, Belgique, deux déplacements pour commencer

Le calendrier n'offre aucune période d'adaptation. Septembre enchaîne deux voyages, octobre ramène tout le monde en région parisienne :

  • 25 septembre, Turquie contre France, à Izmit
  • 28 septembre, Belgique contre France, à Bruxelles
  • 2 octobre, France contre Italie, au Stade de France
  • 5 octobre, France contre Belgique, au Stade de France

Le groupe A1 réunit l'Italie, la Belgique et la Turquie, et les deux premiers filent en quart de finale en mars 2027. Autrement dit, les essais grandeur nature coûtent cher dès le premier soir. Kylian Mbappé, Soulier d'or du tournoi avec dix buts et meilleur buteur de l'histoire du Mondial avec 22 réalisations, jouera. Pour les trois autres, la hiérarchie reste à écrire.

 

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