Girondins : Nicolas de Tavernost revient sur la vente du club à King Street et GACP
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Nicolas de Tavernost revient sur la vente des Girondins
Nicolas de Tavernost : "C’est une grande tristesse de voir cette situation. Nous nous sommes battus pendant 19 ans. Cela n’a pas toujours été simple. Moi, je l’ai fait un peu “contre mon actionnaire”, parce que ce n’était pas dans la mission de M6 de s’occuper d’un club de football. Je l’ai fait parce que c’était Jean-Louis Triaud qui m’avait demandé de le faire.
On a rendu un club qui n’avait pas de déficit, il y avait une équipe. On avait investi dans le centre de formation et dans les infrastructures. Il y avait aussi un nouveau stade. Quand on a rendu les clés…"
Nicolas de Tavernost est alors interrompu par le journaliste, qui lui demande s’il estime avoir vendu le club aux bonnes personnes.
"Vous savez, quand vous avez deux grands fonds américains qui viennent vous dire : “On va acheter, on va investir, renforcer…” En plus, on leur avait proposé un dirigeant pour garder un esprit Girondins, en la personne de Jean d’Arthuys, qui avait dirigé le club pendant deux ans. Ils ont refusé et, après, on n’a eu aucun contact avec eux."
"Moi, j’étais assez triste de partir de Bordeaux"
Sur le plateau, les journalistes lui demandent alors s’il n’a pas de regret d’avoir vendu le club aux deux fonds d’investissement américains, au regard de la gestion des Girondins après leur passage.
"On peut toujours avoir des regrets, mais ce n’était pas écrit sur leur figure. Vous avez les deux plus gros Américains, King Street et GACP, qui arrivent et qui vous disent : “On va investir.” Après, il y a toujours une incertitude.
Moi, j’étais un peu malheureux de quitter ce club. À un moment, je me suis dit qu’il fallait convaincre notre actionnaire de garder le club. J’avais demandé à Thierry Henry, qui ne s’était pas entendu avec les Américains et qui ne voulait pas aller avec eux : “Si on garde le club, est-ce que vous restez ?”
S’il avait dit oui, on l’aurait gardé. Après, ça ne s’est pas joué à Thierry Henry, c’était une sorte de séance de rattrapage.
Moi, j’étais assez triste de partir de Bordeaux. Mais ce n’est pas facile de quitter un club après 19 ans."
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