3 questions à ...

05/03 - 06:41 | Par la rédaction | Il y a 11 ans

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3 questions à... Baptiste Gentili (Joueur du Gazélec entre 1986 et 1992 - Entraîneur du Gazélec entre 2004 et 2007 - Entraîneur professionnel notamment passé par Nantes et le Shangaï Shenhua)
 

WebGirondins : Le Gazélec semblait bien parti pour se maintenir à la trêve, et se retrouve aujourd’hui en difficulté au classement avec sa 18eme place. Que s’est-il passé pour que l’équipe retombe dans ses travers ? Baptiste Gentili : C’est difficile de répondre à cela. J’ai vu tous les matchs et je pense que le Gazélec était sur une série magnifique voire inespérée. Mais j’y vois deux choses. La première c’est que pour une équipe comme le GFCA, lorsqu’une série s’interrompt, un certain nombre de questions se bousculent dans la tête de joueurs. Ce qui a été fort, si l’on passe cet aspect mental, c’est que le Gazélec a bien réussi dans un système qui est loin d’être le plus économique physiquement. Nous étions tous étonnés positivement de les voir obtenir des résultats avec un système en losange qui demande énormément d’efforts. À partir de là, je l’avais d’ailleurs déjà signalé, nous avions une équipe ajaccienne très bien préparée physiquement, très fraîche et je pense qu’il y a eu une rupture à ce niveau là. Après, nous pouvons évoquer le fait que Thierry Laurey n’a pas le luxe d’avoir un effectif bien garni comme certains. Le niveau général de son équipe a chuté, ce qui a entraîné ces contre-performances. Le doute s’est installé mais le fait que cela commence à coincer physiquement a joué. Et cela continue comme j’ai pu le constater mercredi soir lors de leur défaite en quart de finale de Coupe de France face à Lorient (3-0). Je ne dirais pas que le GFCA était en surrégime, mais presque.
 

WebGirondins : Comment est l’ambiance autour du club ? Les gens croient-ils encore au maintien ?
 

Baptiste Gentili : Je ne suis pas trop d’accord avec la communication qu’il y a autour du club. Cette communication consiste à dire que finalement on est à notre place. Je ne suis pas d’accord dans la mesure où l’équipe a déjà montré quelque chose. Quand tu y arrives aussi longtemps, cela veut dire que potentiellement tu peux le faire. Si tu réussis plusieurs fois à franchir un mur de trois mètres et que tu n’y arrives plus, c’est qu’il y a un problème quelque part. Mais tu es capable de le franchir. Je ne suis pas aussi pessimiste que certains et je dis que la bataille n’est pas perdue. Il faudra retrouver ce qui a fonctionné avant, c’est dans le domaine du possible. Si on commence à regarder le calendrier en se disant que c’est déjà bien d’avoir réussi à rivaliser jusqu’ici… Moi je m’accrocherais en disant : « les gars, on a pu le faire avant. Pourquoi pas maintenant ? ». Même si le calendrier paraît compliqué, il ne faut pas être fataliste. Après je les connais bien, ils ne vont pas lâcher. Le championnat n’est pas fini, et il y a toujours une possibilité de se remettre dans une bonne dynamique.
 

WebGirondins : Comment voyez-vous ce prochain Bordeaux-Gazélec ?
 

Baptiste Gentili : Bordeaux nous a habitué à ses résultats en dents de scie souvent spectaculaires. Pour l’instant, de ce que j’ai vu de Bordeaux, la plupart du temps après une grosse défaite, l’équipe réagit assez vite. De l’autre côté, je pense que le Gaz, dans sa préparation, vis-à-vis du match de Coupe de France à Lorient, a tout mis pour faire quelque chose à Bordeaux. Je me dis, pourquoi pas ? Mais pour moi, Bordeaux a presque toujours relevé la tête après une grosse défaite. Ce sera compliqué pour Ajaccio car Bordeaux est potentiellement supérieur. Maintenant, compte tenue de la tâche qui attend les hommes de Thierry Laurey, il y a 10 finales de coupe à venir. Il y aura à chaque fois un match couperet à négocier. Seront-ils capables de faire un résultat à Bordeaux ? C’est assez difficile à prédire.
 

Par Florian RODRIGUEZ

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