Girondins : une semaine surréaliste entre TikTok, FIFA et chaos
© Iconsport
Les Girondins de Bordeaux ont vécu une semaine particulière, mais qui résume assez bien le folklore bordelais depuis plusieurs années.
Mercredi : Le live TikTok qui passe mal, une communication non maitrisée
Dans la nuit de mardi à mercredi, le vice-président des Girondins de Bordeaux, Arnaud De Carli intervient dans le live de son fils sur le réseau social TikTok. Il répond pendant environ 10 minutes aux questions et remarques des internautes au sujet des Girondins de Bordeaux. Il révèle des informations mercato, ce qui n'est pas du goût de tout le monde au sein du club bordelais. Selon nos informations, mettre à jour des pistes confidentielles ne passe pas chez certains membres de la direction.
En effet, Arnaud De Carli dévoile dans cet échange direct (qui se réalise tard dans la nuit) que Bordeaux s'intéresse au meilleur buteur du VFC La Roche (concurrent pour la montée), Ibrahima Keita. Il dévoile aussi que Bordeaux discute avec Matthieu Villette une prolongation.
Jeudi : la sanction de la FIFA dévoilée, l'administratif sanctionné
Le journal Sud Ouest écrit jeudi soir que la FIFA a sanctionné les Girondins de Bordeaux, qui seront interdits de recrutement pour les trois prochains mercatos. Au club, dans les colonnes du média, on se dit confiant et va déposer deux recours (lire ici). Pourtant, ce risque avait déjà été soulevé lors de l'approbation du plan de continuation des Girondins de Bordeaux au mois de juin 2025. Ici, un litige financier avec le Sporting Gijón, qui réclame environ 1,5 million d’euros dans le cadre du transfert de Pedro Diaz en 2023, est à l'origine de cette sanction.
Samedi : la bérézina face au FC Lorient, les nerfs à vif, et le sportif qui part en vrille
Lors de cette 25e journée, Bordeaux peut profiter du faux pas de La Roche à Bayonne trois jours plus tôt. Sur le terrain, les joueurs de Rio Mavuba sont perdus, amorphes, et craquent en fin de match pour s'incliner 3 buts à 2. Ils apparaissent au bout du rouleau.
À la fin du match, la sécurité est obligée d'intervenir lors du retour des acteurs au vestiaire pour ramener le calme entre des personnalités du club bordelais et lorientais, afin d'éviter que cela en vienne aux mains, au contact. La montée en Ligue 3 est pour l'instant compromise.
Le groupes ultras font monter la tension en tribune : "ambiance malsaine"
Sur le parvis du Stade Atlantique avant la rencontre, et en tribune et à la mi-temps dans les coursives, les deux groupes ultras bordelais (North Gate et Ultramarines), sont proches du contact, s'invectivent, les banderoles sont de sorties. Sans interventions des forces et l'ordre et de la sécurité, l'affrontement aurait sans doute eu lieu selon plusieurs témoins. L'un des groupes est même obligé de sortir du stade après la rencontre sous escorte des forces de l'ordre. La crainte d'un incident majeur, d'un blessé grave ou d'une victime inquiète. "L’ambiance est malsaine", nous relatent des supporters venus assister au match au stade.
Au final, cette semaine, nous avons un club bordelais qui n'a pas maîtrisé sa communication, n'a pas contrôlé sa production sportive sur le terrain, et laisse la discorde perdurer en tribune.
Aucun membre de la direction du FCGB n'a pris la parole pour rendre compte de cette semaine que ce soit le président propriétaire Gérard Lopez, le vice-président Arnaud De Carli, ou le directeur général Arnard Saint-André. Ils sont restés silencieux.
À lire >> N2 : Les Girondins sonnés perdent encore à domicile
Écoutez notre podcast court d'actualité sur les Girondins :