Bilan : "Bordeaux est le seul club en France où on est sur deux échecs d'affilée"

13/06 - 16:26 | Par la rédaction | Il y a 4 ans
C'était l'heure du bilan de David Guion ce lundi dans le Talk. Découvrez en vidéo ou à l'écrit celui de Samuel Vaslin.
Bilan : "Bordeaux est le seul club en France où on est sur deux échecs d'affilée"

© Iconsport

"Pour la deuxième année consécutive, David Guion n'a pas atteint son objectif"

Samuel Vaslin dans le Talk : "Plus qu'un bilan. On va poursuivre ce que je fais depuis moins maintenant une semaine, c'est-à-dire d'essayer de faire comprendre aux gens pourquoi, dans une certaine cohérence, on ne peut pas défendre sa prolongation (NDLR À venir, pas encore officielle). Défendre son bilan de la saison, je comprends. Je lui donne un 12 sur 20. C'est une saison correcte. Sauf que l'objectif de David Guion, ce n'est pas de faire une saison correcte.

David Guion a eu deux objectifs depuis qu'il est arrivé à Bordeaux. Le premier, c'était de rester en Ligue 1. Il avait onze matches pour le faire, quatre points de retard sur 17ᵉ, il a terminé avec trois points de retard sur le 18ᵉ.

Certains nous diront oui, mais Petkovic avait déjà fait descendre le club en Ligue 1. Onze matches à quatre points à prendre. Non, c'est faux, c'est faux et ça a été encore démontré cette année en Ligue 1, notamment par Nantes qui a pris un coach inconnu qui avait trois matches pour rattraper quatre points et qui se sauve en Ligue 1.

Bien sûr que Petkovic a une part immense de responsabilité, et notamment le directeur sportif et le président qui l'ont choisi. Mais David Guion a aussi une grande part de responsabilité, car après le match contre Troyes l'an dernier, il vient nous dire : « J'ai plus de solutions ». Il est là depuis deux semaines, ce n'est pas tolérable.

Une fois qu'on a dit ça, c'était inconcevable, comme l'ont rappelé Djino et JO, de garder un coach qui nous a fait descendre en Ligue 2. Mais soit, à l'époque, la fameuse union sacrée, c’est la faute des Américains etc... Aujourd'hui, tout va bien, donc continuons sur avec les mêmes personnes parce que demain matin, les lendemains vont chanter et ce sera magnifique.

Mais pour la deuxième année consécutive, David Guion n'a pas atteint son objectif qui était de remonter en Ligue 1. Et je suis désolé, même si Bordeaux-Rodez est un ovni, un épiphénomène dans le monde du foot. Bordeaux-Annecy n'est pas un épiphénomène. C’est la continuité de tous les matchs pression que Bordeaux a joué cette saison et dans lesquels Bordeaux c'est raté."

Un point sur 9 face aux concurrents directs

 

"Donc c'est pour ça que je vais continuer à faire ce que je fais depuis des semaines. David Guion a gagné 20 matchs sur 37 cette saison. OK, très bien, mais combien de matchs a-t-il gagnés contre les équipes qui étaient ses adversaires directs pour la montée ? Un sur quatre, il a perdu neuf points contre ces équipes-là.

Combien de points a-t-il gagnés après avoir été mené au score ? Il a perdu. Il a gagné seulement un match sur huit après avoir été mené au score. Comment vous voulez défendre aujourd'hui le bilan d'un entraîneur qui doit monter ? Qui aujourd'hui à ce genre de résultats ? Ce n'est pas possible. Et pourtant, on l'a dit, sa saison est correcte.

Le fait de concerner les cadres, de créer un groupe, ça aussi, ça a été quelque chose d'intéressant.

Mais derrière, on ne peut pas oublier tous ses torts. Encore une fois, il n'a pas atteint son objectif. Les jeunes, ça a été l'argument : il a fait jouer des jeunes, il a fait jouer trois jeunes cette saison : Mwanga, Bakwa et Bokele. Dans quel état finissent ces trois joueurs ? Cramés. On se posait la question de savoir s'il ne fallait pas le faire tourner.

Les autres jeunes ont très très peu joué, ont été rapidement mis au placard. Je pense à Logan Delaurier-Chaubet. On dit « il a bien géré les jeunes », c'est vrai l'été dernier, mais après tu dois l'accompagner toute la saison. Tu dois lui dire que, au début de l'été, ça a été un joueur hyper intéressant, mais que, à un moment donné, on a recruté d'autres joueurs. Donc il va devoir se contenter d'un rôle un peu différent.

Pirringuel face à Rennes, il tient tête à un club de Ligue 1. Il joue plus pendant trois mois. Après, si vous vous trouvez que ça, c'est de la bonne gestion. Désolé, mais on n'a pas la même définition d'un coach qui me va porter Bordeaux un peu plus haut."

"Cette saison, on ne fait plus de la communication que du travail en profondeur"

 

"Comment trouver des solutions pour renverser la vapeur et pour être le meilleur club de Ligue 2 ? Il l'a fait une fois contre Amiens, on a gagné.

Cette saison, on ne fait plus de la communication que du travail en profondeur et aujourd'hui, on se retrouve à devoir repartir avec la même équipe. Une équipe qui depuis deux ans échoue. C'est le seul club en France où on est sur deux échecs deux années d'affilée. Même si encore une fois, je pense que la saison Guion est plutôt bonne, plutôt correcte."