Bordeaux est-il un club de milieu de tableau ?

Bordeaux est-il un club de milieu de tableau ?
19/07 - 17:27 | Il y a 1 mois

 

Le football est un sport où tout va très vite et où, comme Lille l’an passé, on peut passer en une saison d’une relégation évitée de justesse à une qualification directe en Ligue des Champions, ou, à l’inverse, on peut passer des fastes du haut de tableau à une saison cauchemardesque à lutter pour sa survie en Ligue 1 comme Monaco la saison dernière. Mais ces hauts et ces bas font partie de la vie d’un club et, bien que l’on aimerait qu’il n’y ait que des hauts tout le temps, les bas permettent aussi d’apprécier encore plus les succès qui suivront. Ainsi, les supporters lillois ont d’autant plus apprécié la saison 2018-2019 qu’ils ont souffert durant la saison 2017-2018. Mais pour Bordeaux, l’histoire est un peu différente depuis dix ans, et tout simplement sans véritable haut ni véritable bas.

Une saison en chute libre

Certes, en terminant à une triste quatorzième place l’an passé, les Bordelais finissaient bien loin de leur objectif de début de saison de se qualifier pour une Coupe d’Europe, réalisant même, avec 41 points au compteur, leur plus mauvaise saison dans l’élite depuis la saison 1990-1991 quand ils avaient terminé avec 37 points mais, à l’époque, la victoire ne valait que deux points. Autrement dit, cette saison était la plus mauvaise de Bordeaux dans l’époque moderne. Pourtant, à l’inverse de Monaco, les Bordelais n’ont jamais craint pour leur maintien, pas plus qu’ils n’ont jamais cru à une éventuelle qualification européenne. Une saison pour rien donc, ce que l’on appelle plus communément une saison dans le ventre mou.

Mais une saison dans le ventre mou est, pour certains clubs, une réussite en soi. Si l’on s’appelle Angers, Nîmes, Reims ou même Toulouse, cela veut dire une saison tranquille, où l’on n’aura pas eu peur de descendre en Ligue 2. Mais pour un club du standing de Bordeaux, une saison dans le ventre mou est un échec. Mais alors que le club n’a plus fini mieux que 5ème depuis le titre de champion en 2009, la question qui se pose est de savoir si Bordeaux est devenu un club de milieu de tableau, trop faible pour se mêler à la lutte pour l’Europe mais trop fort pour se battre pour le maintien.

Le doute s’est installé

Car pendant que Bordeaux vivait une saison de transition l’an passé, ses concurrents n’ont pas traîné. Lille a donc retrouvé la Ligue des Champions, Saint-Etienne a fini à une superbe 4ème place, Rennes a remporté la Coupe de France et Nice vient d’être racheté par un milliardaire qui devrait faire entrer le club dans une nouvelle dimension. C’est avec ces 4 clubs que les Girondins devraient se battre la saison prochaine pour les places européennes, et non pas faire partie des outsiders potentiels avec Montpellier, Strasbourg et Nantes. Bien entendu, Paris est au-dessus du lot et Lyon, Monaco et Marseille, avec des moyens biens supérieurs, sont mieux programmés pour faire partie du quatuor de tête. Une terrible preuve de cet affaiblissement bordelais, comme les dernières journées du championnat l'ont prouvées. Le club au scapulaire aurait donc plus de chance de descendre que de se qualifier pour la Ligue des Champions selon les spécialistes.

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Légende : Il faudra refaire honneur au maillot dès cette saison.

L’espoir demeure

Alors faut-il s’alarmer et se dire que désormais Bordeaux est redevenu un club moyen ? Pas forcément, car les circonstances atténuantes sont nombreuses, et en premier lieu les nombreux changements d’entraîneur au cours de la saison passée. Désormais, en étant là dès juillet, Paulo Sousa peut travailler plus sereinement à bâtir l’effectif qu’il souhaite pour être compétitif en championnat. Egalement, l’an dernier, la qualification en Europa League avait beaucoup coûté aux joueurs bordelais qui n’ont pas réussi à se concentrer sur les deux tableaux. Aussi, sans plus aucun enjeu en fin de saison, tout le monde s’est un peu désintéressé des deux derniers mois de compétition, aussi bien joueurs, dirigeants que supporters, et ce, en vue de préparer au mieux la saison prochaine.

Les signes positifs vus récemment sur le marché des transferts, avec notamment l’arrivée de Benito en attendant Koscielny, les discours positifs de l’entraîneur et les moyens supplémentaires débloqués par les propriétaires du club devraient en tout cas inciter à une pointe d’optimisme. Pour que Bordeaux retrouve la place qui est la sienne, dans la première moitié de tableau, et non au milieu.

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