Claire Lavogez : "C'est un peu comme si la France m'avait tourné le dos"
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Elle explique son départ vers les États-Unis
Dans un entretien avec La Voix du Nord, Claire Lavogez, qui a passé ces dernières saisons aux Girondins, est revenue sur son nouveau challenge de l'autre côté de l'Atlantique. Pour elle, le championnat français devenait redondant.
Claire Lavogez : "Cela fait treize ans que je jouais dans le championnat de France, ça devenait répétitif, chaque saison tu joues contre les mêmes équipes. Je pense aussi que le fait de plus être sélectionnée en équipe de France m'a poussée à aller voir ailleurs, pour m'épanouir en dehors de la France, évoluer. Je rejoins une toute nouvelle franchise qui met beaucoup de moyens dans le foot féminin. Quand mon agent m'a parlé d'un intérêt de ce club, je me suis dit pourquoi pas. À la base, je voulais surtout tenter une expérience à l'étranger, pas forcément aux États-Unis.
C'est vrai que je découvre un autre mode de vie, une autre approche du sport. J'ai l'impression qu'on est à la ramasse en Europe par rapport à la considération de la femme dans le sport."
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— KC Current (@thekccurrent) July 22, 2022
Elle parle de son différend avec Corinne Diacre
Sans citer son nom, Claire Lavogez charge Corinne Diacre, la sélectionneuse des bleues, qu'elle accuse d'avoir mis un terme à sa carrière avec la tunique bleue sans aucune raison. Elle relève les incohérences de certains de ses choix pour faire sa liste des 23 pour l'Euro qui se déroule actuellement.
"Je me dis qu'avec cette femme (Corinne Diacre), je n'y serai jamais. Elle a clairement arrêté ma carrière internationale prématurément. Sans réels raions. J'aimerais quand même le dire : en plus des 23 sélectionnées, chaque club est au courant de toutes les joueuses présélectionnées, à Bordeaux, elle en a présélectionné sept ou huit, je ne suis pas dedans. Il y a un très gros problème.
L'équipe de France, j'y pense toujours, surtout en ce moment, avec l'Euro, mais je vais vous dire la vérité : je ne regarde pas les matchs. C'est trop de frustration quand je vois les joueuses qui y sont, à mon poste. Il y a même une gardienne qui joue en D2 ! C'était comme une humiliation à chaque fois que je voyais des joueuses partir avec les Bleues. C'est aussi pour ça que je suis partie aux États-Unis. C'est un peu comme si la France m'avait tourné le dos."
Mercato : un accord de principe entre Barcelone et Séville pour Jules Koundé #Girondins https://t.co/d4NfmoFzfo
— WebGirondins (@webgirondins) July 23, 2022