“Défaite sévère” mais “Bordeaux joue propre” selon l’entraîneur amiénois

28/02 - 15:39 | Par la rédaction | Il y a 4 ans
Après avoir mené à contre-courant au bout de seize minutes de jeu, les hommes de Philippe Hinschberger n’ont pas su retenir les offensives bordelaises. Très frustré, l’entraîneur amiénois répond aux questions des journalistes.
“Défaite sévère” mais “Bordeaux joue propre” selon l’entraîneur amiénois

© Iconsport

De bonnes intentions, mais un manque de justesse

 

Philippe Hinschberger sur ARL : “Franchement, je pense que nos transitions et nos contre-attaques, en deuxième mi-temps, ont manqué d’aller jusqu’au bout, ont manqué de justesse. Il nous a manqué une justesse technique sur tout le match.

Notre adversaire a été meilleur en deuxième période. Quand on a la possibilité de punir et qu’on ne punit pas… On n’a pas non plus de grosses occasions, mais des ballons qui passent devant le but, il manque un petit quelque chose. Après, on reste à la merci, je regrette le premier but, car le centre est lointain et sur ce genre de ballon, on doit le gagner.

Il nous a manqué une qualité de centre, on n’a pas le garçon pour la mettre au fond comme en première mi-temps. Le projet est de trouver des solutions, sortir de notre schéma habituel. Avoir des positionnements autres et surprendre les adversaires. Personne ne pourra dire qu’on n’a pas mouillé le maillot. On fait des erreurs en perdant des ballons, mais on s’est bien donné quand même.

Il faut garder espoir et savoir reconnaître le mérite des autres. Perdre dans les dix dernières minutes du match, c’est sévère je trouve. On est peut-être responsables, mais quand tu vois la débauche d’énergie des garçons, c’est sévère. Bordeaux, quand ça touche le ballon en appuis et en remise, ça joue propre.”

“Une série catastrophique”

 

Il poursuit : "Très très frustré du résultat ce soir, une fois de plus. En ce moment, on est vraiment dans cette période de frustration extraordinaire, il faut la dominer et passer à autre chose. Je suis plutôt content du comportement des garçons face à cette belle équipe de Bordeaux qu’on a su mettre à mal.

On est dans un bilan catastrophique, il ne faut pas avoir peur des mots. Il faut avoir la présence d’esprit pour dire qu’on est dans la difficulté en ce moment. Il faut absolument qu’on gagne un match rapidement et qu’on sorte de ces putains de 33 points, on a l’impression qu’ils nous collent aux basques depuis des mois.

Ce match symbolise absolument la période que nous vivons, une période délicate où on n’arrive pas à gagner des matchs. On a le sentiment qu’on arrive à ne pas si mal faire les choses et ça ne concrétise pas, c’est frustrant. Maintenant, on se fixe sur le match contre Pau.

Aujourd’hui je m'en fous complètement d’être loin du podium, on veut regagner un match, c’est ce qui nous intéresse. On savait que ça allait être dur et on a été au niveau, ça sera un match différent samedi prochain. Les garçons ont besoin d’être récompensés."

Des lacunes défensives

 

Il termine : "On essaie de ne pas reculer, mais il y a quand même le 2e du championnat en face donc c’est bien beau de ne pas vouloir reculer, mais je pense qu’on avait des situations propres pour ressortir en deuxième mi-temps, mais il eût fallu les jouer d’une manière plus juste.
On a fait notre match et on a été à la hauteur. La deuxième partie à été plus dure pour nous, mais c’est normal que les Girondins lâchent un peu, ils ont fait rentrer beaucoup d’attaquants. Ils ont fini le match avec du monde de qualité.

Je pensais que quand Régis (Gurtner) avait fait l’arrêt au sol, c’était le tournant du match, mais malheureusement, je trouve pas mal de regrets sur ce premier but. On a une perte de balle au départ, un très beau centre et une très belle tête, on était en trois contre trois.

Ça fait un bout de temps qu’on encaisse des buts. On va regarder les vidéos où l’on a fait de bonnes choses sur ce match, ça donnera du baume au cœur. Tant que tu n’as pas plus de solidité défensive et de justesse offensive pour finir les actions, l’addition des deux est compliquée.

Quand tu joues Bordeaux et que Badji joue, tu l’as dans un coin de ta tête, tu te dis “ça me ferait chier qu’Aliou (Badji) marque”, c’est humain. Je suis content pour lui, car c’est un super mec et un gentil gamin."