Girondins : les 3 éléments qui expliquent la défaite contre le FC Metz
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Un fait de jeu qui change la face du match
C'est bien sûr le gardien bordelais Gaëtan Poussin qui ne maîtrise pas sa sortie et pénalise l’équipe avec son expulsion à la 41'. Il fait basculer le match du mauvais côté. Son remplaçant, Rafa Straczek a été lui aussi dépassé par la rapidité du jeu. Le gardien numéro 2 ne rassure pas du tout. Après une double parade en début de deuxième mi-temps, il ne tend même pas les bras sur le premier but. Il juge la balle hors du cadre, et ça finit au fond. Sur le deuxième but, le gardien polonais ne tend pas les bras à nouveau. Il est spectateur.
Un plan de jeu timide et non maitrisé
Aucun tir cadré dans cette partie pour les Girondins. Même à 11 contre 11 Bordeaux n'a pas affiché la volonté de marquer un but. Les joueurs n'ont pas mis les bonnes intentions dès les premières minutes de jeu. En effet, Bordeaux a joué à la baballe. La volonté était de ne surtout pas emballer le match, de ne pas presser haut pour gêner cette équipe messine. On peut comprendre que ce sont les consignes. En outre, en infériorité numérique, on a cherché les leaders sur le terrain. Les joueurs n’ont pas su mettre de l’impact pour résister à un de moins. Les joueurs ont reculé, reculé et cédés à trois reprises. Le monde commando a été vite oublié.
Mauvais coaching en cours de match de David Guion
David Guion rate son coaching en infériorité numérique. Pourtant, l’entraîneur bordelais bénéficie de la mi-temps pour mettre en place un plan de jeu et conserver sa cage inviolée.
David Guion peut être mis en cause sur son erreur de choix de système à 10 contre 11. Après l'expulsion, il sort Alexi Pitu, un joueur qui peut tenir le ballon et faire les efforts défensifs au bénéfice de Fransergio qui a des intentions défensives faibles. En effet, le brésilien manque d'agressivité et “sur le premier but des Messins, il regarde son adversaire qui a tout le temps de juger la position de Straczek et la mettre. Il est dans un fauteuil. Il ne sort pas sur la frappe, “dit le journaliste Laurent Crocis dans le Débrief à Chaud.
De plus, le coach ne bloque pas les couloirs. Pour Daivd Gluzman dans cette émission, “C'est aberrant de ne pas avoir bloqué les couloirs quand on sait que la force de Metz ce sont leurs latéraux. Jouer dans une sorte de 432, ou un 4311 et laisser Fransergio en soutien de Josh Maja, en soutien de rien puisqu’on ne récupérait pas le ballon. Je suis sceptique sur la lecture du match du staff.”
“Il fallait mettre en place deux lignes de 4 joueurs et un joueur en pointe, un 4-1-1. Il fallait geler le ballon et attendre l'opportunité. Il aurait fallu sortir Fransergio pour équilibrer le jeu,” précise Laurent Crocis.
Au final, ce sont les joueurs et le staff qui sont passés au travers de ce rendez-vous de haut de tableau.
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