Girondins : physique, travail identitaire, mental, management David Guion répond
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Le mental sera déterminant pour compenser les baisses physiques
David Guion : "Première explication. On peut s'interroger par rapport à ce qu'on a vu samedi. Sur les données du match, on est largement supérieur à Caen. On a eu des données dans notre moyenne en termes de distance de parcours, de haute intensité, de sprint, etc., entre le match à 15h, la chaleur, le terrain qui n'a pas été arrosé comme je le souhaitai pour mettre de la vitesse dans le jeu,cela a fait que les deux équipes ont souffert physiquement. C'est dû à la programmation.
La deuxième explication. On est dans le dernier lois de compétition. Il peut y avoir un peu de fatigue qui commence à s'installer. Malcom c'est sa première année. C'est la première fois qu'il enchaine une 30aine de matchs, il avait été enrhumé dans la semaine. Il a alterné le bon et le moins bon. Il a besoin de reprendre de la fraicheur mentale. Il a voulu surjouer au lieu de retrouver de la simplicité. C'est de l'apprentissage. On surveille de façon très précise leur charge de travail. J'ai beaucoup insisté sur l'entrainement invisible avec eux. Cette petite fatigue légitime doit être compensée par l'enjeu des matchs et la motivation qu'on doit mettre. C'est ce qui a fait la différence contre Caen. Cela doit permettre de compenser les 10% de fatigue que l'on a. Maintenant, j'aimerais qu'on gère aussi avec de la maitrise (NDLR Technique).
On va pousser Dilane (Bakwa) aujourd'hui qui va faire la séance complète, Vital a fait un très bon entrainement hier. Il n'y a pas de souci.
Pour mes joueurs, les meilleures conditions de jeu sont en diurne à 19h. Ce sont les meilleures conditions pour jouer au foot. J'insiste beaucoup sur la préparation des matchs, les garçons savent ce qu'ils doivent faire."
Quelle tactique à adopter face à Quevilly ?
"Il y a plusieurs paramètres à prendre en compte. Déjà le premier c'est de regarder les joueurs en formes, et déterminés. Ensuite il y a le plan de jeu et ce que l'on souhaite faire, le message à donner à l'équipe. Puis, il y a l'adversaire à étudier. Il y a des moments ou c'est mieux de renforcer le milieu de terrain et d'autres ou c'est préférable de mettre la pression sur la défense. Donc à travers ces paramètres, ainsi que par rapport au contexte, on prend une décision. Ensuite, il faut convaincre les joueurs que c'est avec cette décision que nous prenons que nous allons gagner le match."
"On a fait un gros travail identitaire"
"Quand on est les Girondins de Bordeaux, dès le premier match, on a toujours préparé l'équipe pour gagner et l'emporter que ce soir à domicile ou à l'extérieur. Aujourd’hui, il y a l'enjeu de cette fin de saison. On sait que l'on doit gagner nos 4 derniers matchs pour remplir l'objectif. C'est là que tout devient important, il faut être précis. Arriver à ce moment de la saison la dimension mentale et essentielle. À 3 semaines de la fin, avec 4 matchs, c'est la tête qui décide et qui entraine les jambes. On l'a vu face à Caen, c'est tout le travail d'une saison autour de la cohésion, la dynamique et l'état d'esprit qui nous a fait gagner le match. Je crois à cette dimension, c'est déterminant.
Tous les entretiens individuels c'est moi qui les réalise. Mon staff va aussi chercher des informations. Les réunions collectives c'est moi qui les réalise. Il y a une vraie ambition commune. La difficulté c'est de faire cohabiter les uns avec les autres. Ça se passe très bien cette année. L'objectif est clair. On a fait un gros travail identitaire tout au long de l’année. Les jeunes joueurs ont vu que le maillot des Girondins représente quelque chose. Jeunes et anciens se sont retrouvés dans cette identité et ont su trouver cette cohésion."
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Une force collective pas dépendante d'individualité
"Ce qui est important c'est d'avoir tout son effectif. À l'exception d'Issouf (Sissokho) on concerne tout le monde. C'est important. On a quand même cette sensation qu'on est capable de marquer sur coup de pied arrêté, sur attaque placée et aussi sur les transitions. Notre palette commence à s'enrichir. À moi de mettre les joueurs dans les meilleures conditions. Je crois beaucoup aux vertus collectives, car on est moins dépendant d'un seul joueur. Notre palette nous permet de proposer pas mal de choses."
La vidéo de la conférence de presse :