Girondins : tensions internes, guerre entre fonds américains et dérives racontées par Jacques D’Arrigo

23/01 - 18:58 | Par Emmanuel Lafond | Il y a 2 heures
Ancien directeur commercial des Girondins de Bordeaux entre janvier 2018 et mars 2020, Jacques D’Arrigo revient sur la fin de son aventure au FCGB. Dans un long échange accordé à la chaîne YouTube SerialVC, il évoque les tensions internes après le rachat du club par des fonds d’investissement américains. Il décrit les luttes d’influence entre les fonds américains, la perte progressive de ses responsabilités et n’hésite pas à égratigner Joe DaGrosa et Gérard Lopez.
Girondins : tensions internes, guerre entre fonds américains et dérives racontées par Jacques D’Arrigo

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Rachat des Girondins : tensions internes et luttes de pouvoir entre King Street et GACP

Jacques D'Arrigo sur SerialVC : "Le club est vendu à un fonds d’investissement américain, financé par trois fonds différents. Il y a GACP, qui a eu l’idée, avec Joe DaGrosa, qui est un peu comme John Textor à l’Olympique Lyonnais, avec un côté cow-boy, mais qui n’y connaît rien au foot. Mais celui qui a mis le plus d’argent est King Street, et ce sont eux qui ont nommé un nouveau président, Frédéric Longuépée.

L’année 2019 a été un peu complexe pour moi, car je m’occupais de toute la partie commerciale et communication. Au fur et à mesure, il y a eu de gros recrutements sur les périmètres que je gérais initialement, et j’ai vu mes responsabilités se réduire progressivement.

Il y avait une véritable guerre de clochers entre King Street d’un côté et GACP de l’autre. À la fin de ma deuxième saison, je suis parti du club, d’autant plus que j’avais une opportunité à l’Union Bordeaux Bègles comme directeur général adjoint."

"L’ambiance était devenue assez délétère"

"Il était temps que je parte, car l’ambiance était devenue assez délétère entre les anciens salariés de l’ère M6, présents pour être les gardiens du temple, et la nouvelle équipe arrivant avec des idées de révolution, en voulant reproduire ce qui avait fonctionné au PSG.

Mais ce n’était pas forcément duplicable immédiatement à Bordeaux. Malheureusement, derrière, le club a connu des revers sportifs successifs jusqu’à la revente à Gérard Lopez, qui a entraîné, après quelques années de mauvaises gestions, une descente en National 2."

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