Girondins : "Un projet à 20 M€ anéanti", David Gluzman réagit au CNOSF

14/08 - 22:45 | Par Nicolas Pietrelli | Il y a 57 minutes
L'avis défavorable du conciliateur du CNOSF concernant les Girondins de Bordeaux provoque de nombreuses réactions. David Gluzman regrette qu'un projet d'investissement de plus de 20 millions d'euros puisse être remis en cause, tout en reconnaissant que l'arrivée tardive des nouveaux actionnaires nécessitait une interprétation juridique favorable.
Girondins : "Un projet à 20 M€ anéanti", David Gluzman réagit au CNOSF

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Girondins : "On va vraiment envoyer un club en R1 ?", David Gluzman réagit

L'avis du conciliateur du CNOSF préconisant le maintien de l'exclusion des Girondins de Bordeaux des championnats nationaux fait beaucoup réagir.

Sur X, David Gluzman, qui suit depuis plusieurs années la situation économique et financière des Girondins, a exprimé ses regrets face à l'issue de la procédure.

Il rappelle notamment que les nouveaux investisseurs avaient réuni les fonds nécessaires au projet bordelais : "On me parlera procédure, droit, voire 'éthique', mais les Girondins sont envoyés par le fond alors qu'un repreneur avait mis sous séquestre + de 10m."

 

Dans une autre réaction, David Gluzman insiste : "La vérité, c'est que les fonds étaient sur un compte séquestre."

"Nous avions besoin d'une lecture juridique favorable"

David Gluzman a ensuite tenu à préciser sa position. Il reconnaît que le dossier des Girondins nécessitait une interprétation favorable du point de vue juridique, notamment en raison de l'arrivée tardive des nouveaux propriétaires.

"Oui nous avions besoin d'une lecture juridique favorable, car nos nouveaux actionnaires sont arrivés tardivement, donc 'fautifs'", écrit-il.

Mais il regrette les conséquences de cette appréciation juridique sur le projet désormais porté par les nouveaux investisseurs : "Je regrette cependant qu'un projet à 20m+ soit anéanti par une interprétation juridique en France en N1 en 26."

Pour lui, le problème n'est donc pas de nier les difficultés juridiques du dossier bordelais, mais de constater qu'un projet disposant désormais de moyens financiers importants pourrait ne jamais voir le jour en raison du calendrier de la reprise.

"On va vraiment envoyer un club en R1 ?"

La perspective de voir les Girondins évoluer au niveau régional l'interpelle particulièrement.

"On va vraiment envoyer un club en R1 alors qu'un pool était prêt à investir 20m+ ?", s'interroge-t-il.

Il évoque désormais une "plongée dans l'inconnu", tout en espérant qu'une "figure forte, incontournable" puisse permettre aux Girondins de se reconstruire.

Gérard Lopez directement visé

David Gluzman pointe également la responsabilité de Gérard Lopez dans le calendrier ayant conduit à cette situation.

"N'oublions pas, Lopez aura repoussé jusqu'au bout l'annonce de son retrait et encore plus tard celle de l'abandon de son Colpte Courant Actionnaire/Clause de retour à meilleure fortune", écrit-il.

Et de conclure : "Comme disait son avocat, 'c'est aussi ça l'héritage Lopez'."

Alors que les Girondins peuvent encore contester la conciliation et se tourner vers le tribunal administratif, David Gluzman met ainsi en avant un paradoxe : Bordeaux dispose aujourd'hui de nouveaux investisseurs et d'un projet financé, mais ceux-ci sont arrivés trop tard pour convaincre le conciliateur du CNOSF.

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