King Street va-t-il remplacer Frédéric Longuépée à la tête des Girondins de Bordeaux ?

King Street va-t-il remplacer Frédéric Longuépée à la tête des Girondins de Bordeaux ?
12/08 - 19:46 | Il y a 1 mois

C'est la question qui anime le club depuis des mois. Sa tête est demandée par les Ultramarines et le maire de Bordeaux. La décision est dans les mains du propriétaire King Street.

Il cristallise les tensions avec les supporters

Renforcé au poste de PDG des Girondins de Bordeaux en décembre 2019 après le rachat des parts à GACP par King Street, Frédéric Longuépée n’a pas réussi à inverser la tendance. Il ne recollera jamais les morceaux avec les supporters. Nous ne reviendrons pas ici sur les nombreux épisodes du feuilleton illustrant ce conflit. Cela fera bientôt un an que la guerre est déclarée. Jusqu'à présent King-Street l’a toujours soutenu. La patience de l'actionnaire pourrait s’effriter sur ce dossier.

La gestion du départ de Paulo Sousa repris par King Street

Les circonstances du départ de Paulo Sousa qui a traîné en longueur de fin juin à mi-août n’ont pas plues à l’actionnaire américain. En effet, Paulo Sousa a manifesté son envie de quitter Bordeaux fin juin. Pensant qu’un club était intéressé par les services de l'entraîneur portugais, Frédéric Longuépée a demandé qu’une indemnité soit payée à Bordeaux pour le laisser partir. (NDLR Paulo Sousa était sous contrat jusqu’en 2022). L’entourage de Paulo explique qu'à ce moment-là Paulo Sousa était prêt à partir sans indemnité. 

À partir de cet instant et la situation traînant en longueur, l'entraîneur des Girondins s'épanche auprès de ses capitaines et confie la négociation de son départ à ses conseillers. Il ne fera pas de cadeaux à Frédéric Longuépée.

King Street comprend alors qu’une guerre d’ego se joue entre les Paulo Sousa et Frédéric Longuépée. Son représentant Daniel Ehrmann décide de reprendre la main et de gérer les négociations. Cela coûtera 2M€ au moins à Bordeaux de négocier le départ de Sousa, sans parler du coût de son staff. Pourtant, fin juin, le portugais pouvait partir sans indemnité. Pas sûr que King Street ait apprécié la gestion de ce dossier et le manque de clairvoyance de la direction.

Sa démission demandée jusque devant la porte de son bureau

Nous évoquerons enfin le dernier épisode de ce feuilleton, à savoir la visite mardi 11 août des Ultramarines au Château du Haillan siège des Girondins de  Bordeaux. Plusieurs dizaines de supporters sont allés demander sa démission jusque dans son bâtiment, aux portes de son bureau. Frédéric Longuépée était absent, il n’aura pas pu se confronter à ses détracteurs.

Les supporters avec qui il est en conflit font le tour des bureaux et du personnel du château pour dialoguer. De plus, Florian Brunet (le porte-parole des Ultramarines) donne une interview confortablement installé dans Club House du château du Haillan. L’image est terrible pour le PDG qui ne donne plus le sentiment de maîtriser son club et ses équipes. Serait-ce le coup de grâce pour le président des Girondins de Bordeaux ?

D’ailleurs, la rumeur de son possible départ ne se fait pas attendre, et elle parcourt les réseaux hier. Pourtant, des salariés indiquent qu’il est en vacances. Ceci peut paraître surprenant. En effet, lundi Bordeaux a changé d’entraîneur et a nommé un nouveau directeur sportif. Le temps choisi est curieux pour s'absenter. D'autant qu'il a répondu aux sollicitations de France Bleu Gironde pour répondre à l'action des Ultramarines.

En creusant un peu, une source proche du club nous indique ce soir que Frédéric Longuépée serait à New York. Si c’est le cas, ce n’est sans doute pas pour faire du tourisme. Peut-être est-il allé rencontrer Daniel Ehrmann l’homme en charge du dossier des Girondins de Bordeaux pour King Street. Daniel Ehrmann est aussi directeur du siège new-yorkais du fonds d'investissement. 

Quoi qu'il en soit, il reste maintenant à savoir si King-Street a décidé de laisser la direction du club à Frédéric Longuépée. En effet, il est l'un des derniers rescapés des nombreux départs de 2020 au sein de la direction du FCGB. Son remplacement apaiserait enfin le climat autour des Girondins. C’est maintenant au propriétaire des Girondins de décider.

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