PVDA : "Brest et la Coupe de France, c'est un running gag chaque saison"

28/12 - 09:30 | Il y a 1 mois
Yann, membre du compte Twitter "Brest On Air" a accepté de répondre à nos questions avant le 16e de finale de Coupe de France entre le Stade brestois et les Girondins de Bordeaux, ce dimanche à 13h45. C'est le Point de Vue Adverse.

WG : Peux-tu nous donner ton sentiment sur le début de saison du Stade Brestois ?

Yann : Ça a été un début de saison en deux temps. Une première partie qui a été quand même assez inquiétante dans le sens où l'on enchaîne quand même onze matchs sans gagner. Après, sur ces 11 rencontres, il y a beaucoup de matchs où on méritait mieux. Je pense aux matchs contre Lyon, à Reims et à Clermont évidemment. Mais voilà, onze matchs sans gagner, c’est très long.

Après, il y a cette série folle de six victoires consécutives. Brest n’avait jamais fait ça, l’année dernière. Et finalement, c’est un équilibre sur le début de saison. On a un point de moins que l’an passé mais on a plus de certitudes. Dans le sens où on a vu l’équipe progresser depuis le début.

Est-ce que tu penses que le fait d’avoir conservé les joueurs majeurs comme Romain Favre a aidé cette équipe brestoise à avoir plus de certitudes ?

Oui totalement, même pour les joueurs eux-mêmes ç’a été important de ne pas repartir à zéro. Il ne faut pas oublier que Brest à une équipe très jeune. C’est l’une des équipes les plus jeunes d’Europe. Il y a très peu de joueurs qui ont de l’expérience de la Ligue 1. Ça aurait été bête de vendre ceux qui ont commencé en emmagasine. Autant offensivement que défensivement, il faut le préciser.

"Michel Der Zakarian n’a pas peur de rentrer dans des joueurs qui étaient peut-être trop dans une zone de confort"


Qu’est-ce que Michel Der Zakarian a changé dans cette équipe ?

La patte Michel Der Zakarian, c’est avant tout une communication très forte. Il n’a pas peur de rentrer dans des joueurs qui étaient peut-être trop dans une zone de confort. On l’a vu en début de saison se demander en conférence de presse si certains de ses joueurs n’étaient pas des abrutis, par exemple.

Mais ça marche, en fait. Il arrive avec une étiquette d’entraîneur qu’il ne déçoit jamais, plus les semaines avancent, plus on le comprend. Certes, ce n’est pas très beau mais c’est efficace. On sent qu’il y a un collectif autour de lui, ce n'était pas forcément le cas l’année dernière.


Pour toi quel est l’atout majeur, le facteur x du Stade brestois cette saison ?

C’est assez compliqué à dire. Offensivement, je dirais Franck Honorat. Parce que ça a été un des rares joueurs à être bon voir très bon du début à la fin de cette première partie de saison. C’est un joueur qui manque beaucoup d’occasions mais qui marque pas mal. Il est déjà à 5,6 buts inscrits cette saison.

Et puis, sans vouloir manquer de respect aux latéraux bordelais, c’est quand même un joueur qui a toutes les qualités pour les mettre en difficulté. Après le facteur x, c’est quand même le retour de Christophe hérelle qui arrive à stabiliser notre défense. Il n'est pas impérial en soi, juste il nous apporte une stabilité qui fait que quand il est là, la défense c’est ce qu’elle fait.

"Le Stade Brestois en Coupe de France, ça a été souvent catastrophique"

On a vu Brest avoir beaucoup de mal contre Dinan Lehon en 32e de finale, est ce que tu penses que la CDF est un objectif pour Brest ?

On va rentrer dans le superstitieux, le Stade brestois en Coupe de France, ça a été souvent catastrophique. On sait souvent fait éliminer par des clubs de divisions inférieures. Cette année, on n’est pas passé très loin contre Dinan Lehon (national 3).

La seule chose qui change cette année, c’est le discours de Michel Der Zakarian. Il l’a dit en conférence de presse que lui, il rêvait d’une finale de Coupe de France. C’est quelque chose qu’on n’a pas entendu à Brest depuis 10,15 ans. Mais, c’est vrai que c’est presque un running gag la Coupe de France à Brest.

On a l’impression que le Stade brestois progresse d’année en année, tu l’expliques comment cette dynamique positive ?

Il faut d’abord avant tout féliciter le président Denis le Saint, son directeur sportif Grégory Lorenzi et celui qui est à l’origine de tout, Jean-Marc Furlan. Il a réussi à remettre à plat les choses dans un club qui n'était pas forcément sain financièrement avec une atmosphère compliquée. Jean-Marc Furlan a réussi à faire monter le club en Ligue 1 dans un très bon état que ce soit sportivement et financièrement.

Aujourd’hui, c’est Michel Der Zakarian qui reprend la main peut-être avec un projet de jeu moins séduisant mais qui est à mon sens plus adapté pour maintenir Brest en Ligue 1 dans la durée.

M.M


Le conseil de classe des recrues bordelaises


 

COMMENTAIRES