Un faux pas, de la suffisance et un milieu fade : la recette du cocktail "Girondins" ?

15/02 - 16:20 | Par la rédaction | Il y a 4 ans
Ce mardi 14 février avait lieu l’émission 100%Girondins sur France Bleu Gironde avec comme invité un journaliste des Cahiers du Football nommé Rémi Belo. Fan des Girondins depuis ses 10 ans, il revient sur l’actualité du club de Bordeaux.
Un faux pas, de la suffisance et un milieu fade : la recette du cocktail "Girondins" ?

© Iconsport

Défaite à Niort : un simple faux pas

 

Rémi Belo sur 100% Girondins : “Je reste optimiste parce qu’on savait, dès le départ, que la Ligue 2 est un championnat compliqué. On ne peut pas gagner tous les matchs et finir premier avec 15 points d’avance sur tout le monde. Peut-être que le Havre le fera finalement après tout mais ça reste rare.

Je me rappelle un petit peu de l’été dernier avant que le championnat commence, à cette époque-là, on n’était pas nombreux parmi les supporters girondins qu’on serait à ce niveau-là à la mi-février. On ne pensait pas qu’on serait troisième pour disputer la montée.

Ça ne veut pas dire qu’il ne faut pas être exigeant avec l’équipe non plus et qu’il ne faut pas exiger des résultats mais il ne faut pas oublier d’où l’on vient. Il faut se dire que malgré tout, ça semble encore largement jouable pour la montée et que l’on peut considérer cette défaite à Niort comme un simple faux pas dans un parcours. On sait très bien qu’il y a toujours des trous dans une saison de championnat.

Ce n’est pas la meilleure méthode d’aller perdre des matchs à l’extérieur pour remonter en Ligue 1 mais il faut être conscient malgré tout qu’un championnat c’est compliqué, ça reste rare de voir des équipes qui survolent un championnat. Encore une fois, on n’attendait pas à ce que Bordeaux survole la Ligue 2 en début de saison. Il faut aussi être compréhensif et l’important est de ne pas les cumuler."

De la suffisance chez les Girondins ?

 

Il enchaîne : "Le risque de la suffisance existe, à partir du moment où nous nous annonçons être les plus forts, il faut être les plus forts. Si tu ne l’es pas, forcément les adversaires ne seront pas d’accord. À part faire une méthode Coué, je ne vois pas à quoi ça sert de dire ça. Ce n’est pas un très bon moyen de se motiver je trouve."

Toujours le même problème, le milieu

 

Il pointe du doigt : "Tout le monde a analysé le problème du milieu de terrain aux Girondins. Même si je lis encore beaucoup de bonnes choses sur Fransergio, je ne comprends pas car il n’est pas du tout au niveau que l’on attend de lui. J’ai l’impression que le milieu de terrain n’existe pas car il y a un manque de créativité immense.

C’est dommage car qu’on a des joueurs offensifs de talent qui pourraient plus exister dans ce rôle de milieu de terrain offensif comme Pitu qui pourrait endosser le rôle de porteur de jeu en 10.

On peut aussi s’autoriser des tests sur Davitashvili ou Delaurier-Chaubet dans le rôle d’organisateur au milieu de terrain. Je trouve que c’est ce qui manque au final. On a des profils de récupération avec Ignatenko. Mais à côté de lui, on a Fransergio est censé amener cette touche créative et on ne l’a pas, il est là le chantier.

L’attaque n’est pas ridicule et la défense est solide, c’est vraiment sur ça qu’il faut travailler."