Albert Riera avant Amiens : que retenir de sa conférence de presse ?

16/02 - 10:37 | Il y a 4 mois
Albert Riera était en conférence de presse ce matin avant d'affronter Amiens. Il a répondu aux questions des journalistes. Voici ce qu'il faut retenir avec les propos de l'entraîneur espagnol.
Albert Riera avant Amiens : que retenir de sa conférence de presse ?

© Iconsport

Jouer chez l'adversaire en permanence

Albert Riera : "On est une équipe qui veut dominer. Je n'aime pas passer 20-25 minutes dans mon terrain, et les joueurs non plus. Mais parfois, l'adversaire ou la fatigue provoque notre repli. On doit travailler ces situations-là. Si on pouvait être dans le camp adverse pendant 90 minutes serait magnifique. L'idée est de jouer le plus de temps possible chez l'adversaire. C'est impossible de faire un pressing haut pendant 90 minutes, mais l'idée est de le faire le plus possible.

Je n'aime pas donner des mètres à l'adversaire, et  je veux être le moins possible proche de notre surface de réparation. C'est l’idée, le plan. On doit être une équipe complète sans ballon et savoir quoi faire (...) La Real Sociedad a mis une pression similaire à ce que nous travaillons (Face au PSG, ndlr). Il n'existe pas deux équipes ni deux entraineurs pareils. Mais cela ressemble à notre style de pression. C'est le joueur le plus devant qui déclenche la pression de l'équipe. C'est à eux de sentir le bon moment selon l'adversaire aussi. C'est un travail d'équipe."

Le choix du roi en défense et au milieu

"C'est un bon problème quand tes joueurs sont disponibles. Je décide à la fin de la semaine selon les sensations dans l'équipe, les caractéristiques de l'adversaire aussi, selon si on a besoin de défendre un peu plus, je déciderai en fonction de ça. Je suis content de l'ambiance, du travail, et de la confiance des joueurs avec le ballon. Ça me fait plaisir pour eux et ça fait du bien de les voir en confiance et contents."

"Ne pas surréagir aux résultats"

"Il faut se calmer, on n'est pas l'équipe de France. Je l'ai dit aux joueurs et aux journalistes. On ne pourra pas être heureux si quand on perd on est les pires du monde, et quand on gagne on est les meilleurs du monde. Il faut avoir une stabilité. Moi, un résultat ne me change pas, je souris même plus quand on perd. Les émotions sont au même niveau que la pression dans le club, car on est dans un grand club. Ici, il y a de la pression, de la responsabilité. Je crois qu'on doit travailler tous ensemble, les supporters, les journalistes et nous. On est les mêmes qu'on perd ou qu'on gagne. Il faut contrôler ces émotions et continuer. Il faut garder les pieds sur terre."

Bordeaux a enfin battu deux équipes du Top 5

"On ne gagnait pas les clubs du top 5 et maintenant on a battu deux équipes du top 5 d'affilées. Cette pression ne nous faisait pas du bien. J'aimerais bien que chaque match soit comme ça, qu'on joue tous les matchs de la même façon. Je crois que les joueurs aiment le style de jeu qu'on veut mettre en place. Ils ont gouté à ça et veulent avoir des résultats. Le comment est important pour qu'ils se fassent plaisir."

Gagner à l'extérieur pour atteindre l'objectif

"La réalité est que nous n’avons pas réussi à gagner des matchs à l'extérieur. Il faut oublier le contexte que ce soit extérieur ou domicile. Même si ce n'est pas facile. On a besoin de gagner à l'extérieur, c'est la réalité pour atteindre notre objectif. C'est le bon moment pour le faire sinon, il nous manquera des points. Les points à la maison ne seront pas suffisants pour atteindre notre objectif."

Amiens et Andy Carroll

"Amiens joue en 442, un peu similaire à Grenoble sur le plan défensif. On va essayer de jouer chez eux, dans leurs camps, et trouver leurs points faibles. Je ne vais pas vous dire lesquels. Le poste de milieu défensif doit nous donner cet équilibre.

J’ai joué contre Andy Carroll qui est arrivé plus tard que moi à Liverpool. Je lui souhaite bonne chance, le meilleur, mais après notre match. Ce championnat correspond bien à ses caractéristiques. Il est très physique et il garde très bien le ballon. On l'a étudié pour faire en sorte qu'il touche le moins de ballons possible, car Amiens s'appuie beaucoup sur ses attaquants. C'est pour cette raison que notre pressing doit être efficace pour qu'il n'ait pas de ballons à exploiter."

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