CNOSF : les Girondins réagissent et mettent la pression sur la FFF

15/08 - 09:24 | Par Nicolas Pietrelli | Il y a 53 minutes
Les Girondins de Bordeaux ont réagi ce samedi matin à la proposition défavorable du CNOSF, qui préconise de maintenir leur exclusion des compétitions nationales. Le club met en avant plus de 20 millions d'euros de garanties financières apportées par les nouveaux investisseurs et prévient qu'une confirmation de la sanction par la FFF pourrait conduire à une liquidation judiciaire.
CNOSF : les Girondins réagissent et mettent la pression sur la FFF

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Les Girondins dévoilent leurs garanties financières face au CNOSF

Les Girondins de Bordeaux ne comptent pas en rester là. Au lendemain de l'avis défavorable rendu par le CNOSF, le club a publié un long communiqué pour contester cette orientation et mettre en avant les garanties apportées par ses nouveaux investisseurs.

Le CNOSF préconise de maintenir l'exclusion des Girondins des compétitions nationales, ce qui conduirait Bordeaux à évoluer en Régional 1, voire à un niveau inférieur. Le club rappelle cependant qu'il ne s'agit que d'une proposition de conciliation. La décision appartient désormais au Comité exécutif de la Fédération française de football.


Le communiqué :

Le FC Girondins de Bordeaux a pris connaissance hier soir de la proposition rendue par la Conférence des Conciliateurs du Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF). À ce stade, il ne s'agit pas d'une décision, mais d'une recommandation : celle de maintenir la mesure d'exclusion des compétitions nationales prononcée à l'encontre du Club, et donc sa rétrogradation en Régional 1 ou à un niveau inférieur. La décision revient désormais au Comité Exécutif de la Fédération Française de Football, seul habilité à statuer.

Le Club s'étonne de cette orientation alors que des garanties financières particulièrement importantes ont été apportées par les nouveaux investisseurs pour sécuriser le financement de la saison à venir comme des suivantes, avec notamment le placement sous séquestre, à la Caisse des Dépôts et Consignations, de 10,6 millions d'euros. Au-delà de cette garantie demandée par la DNCG, les nouveaux investisseurs ont présenté un montant additionnel de 10 millions de dollars, logés sur un compte dédié à la banque JP Morgan, et se sont engagés à exécuter le Plan de Continuation 2025-2035 arrêté par le Tribunal de Commerce, en réglant les 20 millions d'euros de dettes contractées auprès de nombreux clubs français et de créanciers régionaux, tout en garantissant les emplois existants.

Le FC Girondins de Bordeaux regrette qu'un tel niveau de sécurisation financière et la rigueur budgétaire dont il a fait preuve — maîtrise parfaite de la masse salariale et du budget en 2025/2026 — n'aient pas été jugés suffisants pour suspendre les effets de la rétrogradation prononcée à son encontre.

Si la Fédération Française de Football devait suivre cette recommandation, elle mettrait un terme à l'histoire d'un club majeur du football français, porté par toute une ville et son territoire, qui réunissait encore 26 000 supporters en mai dernier au Stade Atlantique, record historique pour une rencontre de N1 et N2 en France, signe de l'attachement unique qu'inspire ce club légendaire, sextuple champion de France. Privé de compétition, le Club se dirigerait alors vers la liquidation judiciaire, en dépit des garanties apportées pour assurer sa continuité.

Le FC Girondins de Bordeaux et sa nouvelle Direction se tiennent à la disposition de la Fédération Française de Football et entendent défendre leurs intérêts jusqu'au bout, en exerçant l'ensemble des voies de recours à leur disposition dans les délais prévus par la loi.

Nous remercions nos équipes, nos joueurs, nos salariés, nos partenaires et nos supporters qui, malgré cette épreuve, demeurent mobilisés comme jamais à nos côtés. Nous souhaitons un bon match, ce samedi, à notre équipe première, qui malgré l'incertitude poursuit sa préparation avec honneur et professionnalisme.

Votre « Esprit Girondin » nous oblige.
Allez Bordeaux.


 

- À lire : pourquoi le CNOSF a rejeté l'argument des 10,6 millions d'euros

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