Quels sont les enseignements à tirer pour les Girondins après Rennes ?

22/11 - 17:27 | Il y a 2 semaines
Nous vous proposons un retour en quatre questions sur la prestation girondine au Roazhon Park.

Pas mal de choses à retenir de cette rencontre face à Rennes hier. En voici plusieurs enseignements.

Paul Baysse, titulaire indiscutable ?

Celui qui souhaite prolonger l’aventure avec son club de cœur (fin de contrat en juin 2021), montre à son entraineur qu’il peut compter sur lui cette saison. De là à briguer une place de titulaire ? C’est toute la question. Hier, une nouvelle fois, il a été bon (85% de passes réussies, 6 duels aériens gagnés). Sur les cinq rencontres où il a été titularisé au côté de Laurent Koscielny, les Girondins de Bordeaux n’auront encaissé que deux buts (2-0 face à Lens), là où la paire Koscielny-Pablo a encaissé six buts en trois matchs …

De plus, au moment au Jean-Louis Gasset tient le discours de l’importance de "l’état d’esprit", Baysse peut en être l’exemple. Longtemps écarté par ses entraineurs successifs aux Girondins, il a continué à s’entraîner dans l’ombre pour être à ce niveau aujourd’hui. Cette exemplarité fait de lui un leader naturel. Et si au niveau des qualités individuelles, Pablo semble être devant, aujourd’hui ça ne suffit plus dans le contexte actuel… Bordeaux a besoin de meneurs.

Le Kalu qu’on attendait enfin ?

Depuis son arrivée aux Girondins durant lors de l’été 2018 (8,5 M€ en provenance de La Gantoise), Samuel Kalu n’a cessé de décevoir. On a toujours décelé en lui un potentiel certain, et bien qu’il ait souvent montré des bribes de son talent par-ci par-là, on sentait que beaucoup de travail resté à accomplir.

Hier, on a pu apercevoir ce que le vrai Samuel Kalu peut devenir. Extrêmement combatif sur son côté gauche en attaque comme à la récupération (3 interceptions), il n’a pas ménagé ses efforts. Très percutant comme d’habitude, mais aussi davantage lucide qu’à l’accoutumé, il a mis ses qualités individuelles au profit de l’équipe. Il est notamment passeur décisif sur l’unique but bordelais, à l’issue d’un très beau rush individuel.

Ce qu’il manque à l’international nigérian, c’est de la régularité. Le problème, c’est que son corps pour l’instant lui empêche de pouvoir répéter ce genre de performance. Il est sorti sur blessure hier à la 59e suite à une "raideur aux ischio-jambiers". On espère qu’il pourra revenir très vite sur les terrains, car Kalu semble enfin progresser.

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Ben Arfa, l’homme de la situation ?

Là où Ben Arfa étonne le plus, ce n’est pas sur ses qualités intrinsèques qui sont maintenant reconnues par tous, mais plutôt sur la mentalité positive qui est la sienne depuis son arrivée en Gironde. Parfois décrié dans sa carrière pour un manque de professionnalisme, notre nouvel attaquant donne des signes encourageants. Non, Hatem Ben Arfa n’aime pas perdre et Jean-Louis Gasset l’a rappelé.

Non, Hatem Ben Arfa n’est pas venu pour "jouer le maintien" comme en témoigne sa conférence de presse d’avant-match. Hatem Ben Arfa est venu visiblement avec des ambitions, mais aussi avec un statut qu’il semble prêt à assumer. Pourquoi pas devenir cette figure de proue pour laquelle ses coéquipiers auront envie de se mettre au diapason ?

Alors certes, hier ce n’était pas son meilleur match. Ses partenaires ont eu du mal à le trouver et il a perdu des ballons (6 au total, plus gros total du match). Toute fois, il lui a fallu une action pour montrer la voie. D’autant plus que derrière, il a participé aux efforts défensifs (4 tacles réussis). C’est assez rare pour être souligné, mais cela montre aussi que Ben Arfa est totalement impliqué dans ce groupe. Pourvu que ça dure.

Le retour d’un « état d’esprit » ?

Ne nous y trompons pas, cette victoire bordelaise, c’est avant tout celle d’un "état d’esprit", comme le soulève Jean-Louis Gasset dans ses propos d’après match.

Cet état d’esprit a permis aux Girondins d’aller presser intensément et plus haut, d’avoir plus d’intentions offensives à la récupération, et surtout d’avoir su faire preuve d’abnégation en fin de match face aux (timides) assauts bretons. Les Marine et Blanc ont réussi hier là où ils avaient complétement échoué face à Lens, Marseille ou encore Monaco. Ils y ont cru tout simplement, et c’est la moindre des choses.

Alors bien sûr on peut reprocher aux joueurs bordelais de faire preuve encore de beaucoup trop de déchets techniques. Mais pour arriver à bout de ce mal de confiance qui ronge les joueurs depuis plusieurs mois, Jean-Louis Gasset fait le choix du collectif et de la solidité défensive. Quitte à reculer de 10 mètres au bout d’une heure de jeu et de défendre à 11 dans sa partie de terrain pour conserver un court avantage au score… Désormais, tout l’enjeu pour les Girondins, c’est de savoir répéter ce genre de prestation face à des équipes du standing de Rennes.

J.C.

Jean-Louis Gasset : "Je ne suis pas surpris par cet état d'esprit"

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