Le péché ou l’orgueil ?

22/01 - 09:12 | Par la rédaction | Il y a 13 ans

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AVANT-MATCH, COUPE DE FRANCE, 16es de finale (18h)/ILE ROUSSE (CFA2) - BORDEAUX

A la lumière de la seule et difficile victoire bordelaise contre Raon-L’étape (CFA) depuis plus d’un mois (2-1), on peut situer l’actuel niveau des Girondins. Peut-être celui d’une équipe de… National-L2, logiquement inoffensive contre un petit PSG en Coupe de la Ligue (1-3), puis battue sans réaction par un Bastia qui n’avait plus gagné depuis cinq matchs. Et comme toujours à Bordeaux : un silence de cathédrale pour seule réaction au retour des traditionnels travers bordelais. Sous les escalopes de la pelouse (située dans le groupe des bonnets d’âne de L1-L2 par L’Equipe) : les démons !

Mais non, heureusement, le foot, c’est du sérieux. A défaut du maillot des Bordelais, les raisons transpirent à chaque sortie : Cadres distraits par le mercato d’hiver (quoiqu’Obraniak et Sané, ils doivent avoir plusieurs mercatos dans l’année…), donc inconsistants, à la tête d’une équipe incapable de compenser mentalement une petite baisse de forme et quelques absences devant. Résultat : Bordeaux ne répond plus. Du déjà vu qui n’inspire pas réellement confiance. Jeux de mots pour jeu de maux : ce sera donc Bordeaux - L’Ile-(F)Rousse ! Et malgré les quatre divisions qui séparent les deux équipes, il faut espérer que ce 16es de finale ne corse pas l’actuelle addition girondine.

Détenteurs du trophée, les Bordelais pourraient (ne nous avançons pas trop) avoir à cœur de poursuivre l’aventure pour se retrouver à trois matchs d’une deuxième finale en un an au Stade de France. Une qualification, pourquoi pas, à même de leur insuffler une nouvelle dynamique mentale, indispensable pour, ne serait-ce qu’exister face à Saint-Etienne, samedi, ou éviter d’être la risée du football français au Parc (le 31). En revanche, une défaite, outre l’humiliation, rallongerait pour une durée plus qu’indéterminée l’actuelle traversée du désert des Girondins.

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