Le super-sub danois offre la victoire [Joueur par Joueur Bordeaux-Dijon]
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Les Marine et Blanc enchaînent un deuxième succès consécutif après la victoire à Angers en milieu de semaine. Après plus d’une heure en avantage numérique, il aura fallu qu’Andreas Cornelius fasse la différence à bout portant pour offrir trois points précieux qui permettent aux Girondins de se hisser à la dixième place de Ligue 1. Les Bordelais ne sont plus qu’à quatre points de la cinquième place (1-0).
Benoît Costil : Si le capitaine bordelais vit une demi-heure quasiment des plus tranquilles, il doit être à la parade sur un contre dijonnais. Il s’oppose en deux temps à Julio Tavares pour l’empêcher d’ouvrir le score. Du fait de placement très incertain de Maxime Poundjé, Costil doit s’illustrer pour empêcher à l’équipe d’Antoine Kombouaré de débloquer le compteur au tableau d’affichage. En seconde mi-temps, il ne sera que très peu mis en danger.
Youssouf Sabaly : L’international sénégalais retrouve sa place dans le couloir droit et on peut dire que Sabaly ne cesse de provoquer dans son couloir pour effectuer quelques centres qui n’arrivent pas à trouver preneur lors de la première période. Sabaly ne cesse de débouler sur l’aile droite pour mettre à mal la défense bourguignonne. Après ne pas avoir ménagé ses efforts, il sort à la 86e minute et il est remplacé par Sergi Palencia.
Jules Koundé : Le défenseur central bordelais alterne entre le jeu long et a marqué à l’individuel Tavares en première mi-temps. Il n’a que très peu de fioritures dans son jeu défensif et il sera parvenu à récupérer 10 ballons dans les pieds des joueurs de Dijon. Il est le Bordelais à avoir réussi le plus de passes avec 61 sur 68 tentées.
Vukasin Jovanovic : Le défenseur central serbe est souvent laissé seul par Maxime Poundjé sur les contre-attaques de Dijon et constate souvent les dégâts avec Tavares qui parvient à s’infiltrer avec l’espace libre. Il essaie de porter le ballon pour trouver un partenaire démarqué. Néanmoins, il connaît des difficultés à contenir le gabarit de Tavares. L’attaquant de Dijon gagne la majorité de ses duels aériens (11/15).
Maxime Poundjé : Après avoir été décisif contre Angers, Poundjé est de nouveau titulaire. S’il tente de temps à autre sur le plan offensif d’offrir une solution supplémentaire à l’ailier gauche, son replacement défensif laisse un peu à désirer. Ce qui permet à Tavares de s’engouffrer dans la défense bordelaise et inquiéter Costil. Avec l’infériorité numérique dijonnaise, les lacunes défensives de Poundjé sont moins présentes.
Jaroslav Plasil : Si on peut noter l’activité importante d’Otavio, Jaroslav Plasil court régulièrement dans le vide et réalise quelques contrôles de balle un peu imprécis. Le milieu de terrain tchèque touche un peu plus de ballons lors du second acte tant l’équipe visiteuse a laissé le monopole au bordelais pour profiter des quelques contres qu’ils ont en infériorité numérique. Il est remplacé à la 63e minute par Toma Basic.
Otavio : Comme à son habitude, le milieu de terrain brésilien a une importante activité sur le terrain pour gratter quelques ballons et soulager la défense des Marine et Blanc. Avec la rentrée de Toma Basic, Otavio a une position plus reculée devant la défense.
Samuel Kalu : Après avoir été à terre suite à un duel avec le gardien dijonnais, l’ailier nigérian retrouve un peu plus de mobilité au fil du match. Il change régulièrement de position sur le terrain avec Karamoh pour déstabiliser les latéraux de l’équipe visiteuse. Au retour des vestiaires, Kalu va gratter un ballon avant de s’élancer en dribblant avec deux doubles contacts, mais il manque de lucidité pour terminer l’action. Il sera passeur décisif sur le but de Cornelius. Depuis 2019, Samuel Kalu retrouve petit à petit le niveau qui permettait de croire à de belles promesses à son arrivée.
Jimmy Briand : Malgré la présence de Kamano non loin de sa position d’attaquant de pointe, l’ancien joueur de l’En Avant Guingamp est bien isolé sur le front de l’attaque et doit réaliser quelques remises pour tenter d’accélérer le jeu bordelais. Après un corner dijonnais, Costil relance très rapidement sur Briand pour lancer un contre, mais Romain Amalfitano passe par là et découpe littéralement l’attaquant bordelais. L’arbitre ne se pose aucune question et sort logiquement le carton rouge. Avec la sortie de Kamano à l’heure de jeu, Briand alterne entre un placement côté gauche et attaquant de soutien pour profiter des remises d’Andreas Cornelius.
François Kamano : placé dans l’axe de l’attaque aux côtés de Jimmy Briand, Kamano met du temps à rentrer dans son match et ne touche que très peu de ballons. Il essaie de se repositionner un peu plus sur le côté gauche pour exister davantage. Avec la réduction à dix de l’équipe de Dijon, l’ancien joueur du Sporting Club de Bastia a beaucoup plus de libertés, mais il tergiverse souvent avec le ballon avant de vouloir servir un partenaire. En témoigne sa précision de passe dans les 30 derniers mètres avec seulement 65% de passes réussies. Lorsqu’il a le ballon, Kamano ne cesse de réaliser toujours les mêmes actions : temporisation pour mieux fixer et une passe qui ne trouve malheureusement personne. Il sort à la 63e minute de jeu et Andreas Cornelius rentre pour donner un peu plus de poids. Avec la rentrée du géant danois, les Bordelais ne cessent d’allonger le jeu pour profiter de son jeu de têtes. Après une échauffourée avec Yambéré suite à un duel trop virulent avec Allain, il va parvenir à faire la différence. Sur un bon service de Kalu qui a mis le danger sur le côté gauche, il catapulte le ballon au fond des filets pour permettre à Bordeaux d’ouvrir le score. C’est le troisième but du joueur prêté par l’Atalanta après qu’il soit entré en jeu en Ligue 1.
Yann Karamoh : placé sur le côté gauche, Yann Karamoh ne parvient lors du premier quart d’heure à se libérer du marquage de Fouad qui le serre de très près pour l’empêcher de lancer ses courses. Avec le changement de position de François Kamano, le joueur prêté par l’Inter est un peu plus axial qu’à l’accoutumée. En seconde mi-temps, il est moins en verve même s’il réussit 75 % de ses passes dans les trente derniers mètres.