Vente des Girondins : Bordeaux Métropole refuse les conditions demandées par Gérard Lopez et Sparta

19/06 - 13:28 | Par Nicolas Pietrelli | Il y a 2 heures
Le président de Bordeaux Métropole, Thomas Cazenave, a clarifié avec d'autres élus métropolitains ce vendredi la position de la collectivité concernant les demandes formulées par Gérard Lopez et le fonds d'investissement Sparta Capital dans le cadre du projet de cession des Girondins de Bordeaux.
Vente des Girondins : Bordeaux Métropole refuse les conditions demandées par Gérard Lopez et Sparta

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Stade Atlantique, Haillan, loyers : pourquoi Bordeaux Métropole dit non aux repreneurs des Girondins

 

Si l'élu affirme rester "ouvert à la discussion", il juge en l'état les propositions reçues "pas possibles" pour la Métropole. Une position partagée par l'ensemble des groupes politiques de la collectivité.

La Métropole refuse d'abandonner la procédure contre Gérard Lopez

Premier point de blocage : la procédure judiciaire engagée contre Gérard Lopez concernant les loyers impayés du Stade Atlantique.

Dans le cadre du plan de continuation validé en juin 2025, Bordeaux Métropole a déjà accepté l'effacement d'une large partie des 20 millions d'euros de loyers impayés accumulés entre 2020 et 2024. Mais la collectivité poursuit toujours une action judiciaire visant à faire appliquer la lettre de garantie signée par Gérard Lopez lors de son arrivée à Bordeaux en 2021.

Les repreneurs souhaiteraient voir cette procédure abandonnée. Une demande rejetée par Thomas Cazenave et Bordeaux Métropole.

Selon le président de la Métropole, cette action vise à protéger les finances publiques et concerne directement Gérard Lopez, indépendamment du projet de reprise du club.

Thomas Cazenave : "Aujourd'hui, les conditions fixées sont trop difficiles pour nous. On ne peut pas, par exemple, renoncer à la procédure judiciaire sur la lettre de caution de Gérard Lopez sur les loyers impayés du stade. On ne peut pas rayer d'un trait une dette de 20 millions d'euros (précisément 19,7 millions d'euros). Ce n'est pas acceptable. Et sur sa validité ? Ce sera à la justice de le dire, je ne vais pas faire de supposition."

Une nouvelle baisse du loyer du Stade Atlantique refusée

Autre sujet sensible : le loyer du Stade Atlantique.

Depuis la relégation des Girondins en National 2 et l'ouverture du redressement judiciaire, le loyer annuel est déjà passé de 4,2 millions d'euros à un peu plus d'un million d'euros.

Sparta Capital et Gérard Lopez souhaitent désormais le ramener à environ 400 000 euros par saison, soit une baisse supplémentaire de près de 60 %.

Une demande jugée excessive par Bordeaux Métropole, qui rappelle les nombreux efforts déjà consentis ces dernières années pour accompagner le club.

Le dossier du Haillan et du Stade Atlantique

Les discussions portent également sur l'avenir des infrastructures.

Le projet présenté prévoit une option d'achat sur le Stade Atlantique pendant cinq ans contre un million d'euros, avec une valorisation estimée à 40 millions d'euros. Une demande similaire concerne le centre d'entraînement du Haillan, valorisé à 10 millions d'euros (estimé à 15M€ en 2021 par les Domaines).

Thomas Cazenave se dit favorable à une vente des actifs mais estime que les conditions proposées ne constituent pas une offre ferme permettant d'ouvrir de véritables négociations.

"On est très ouvert sur la vente du stade, mais il y a un minimum à mettre au départ, surtout qu'avec cette option, si un autre acheteur se pointe pendant cette période, on ne pourra rien faire," a t-il ajouté.

Une pression qui monte avant la DNCG

Cette prise de position intervient alors que les Girondins doivent se présenter devant la DNCG le 30 juin prochain avec un besoin de financement estimé à 9 millions d'euros pour la saison 2026-2027.

Pour Thomas Cazenave, rien n'empêche aujourd'hui Sparta Capital et Gérard Lopez de conclure leur opération. La Métropole refuse toutefois d'être intégrée à un accord dont elle n'est pas partie prenante.

"Je rappelle à tout le monde que rien n'empêche Sparta Capital et Gérard Lopez de faire ce deal. Ils peuvent le faire quand ils veulent. Ils n'ont pas forcément besoin de nous et de notre accord", termine Thomas Cazenave.

Nous avons parlé de toutes ces questions dans le Midi Dix ce vendredi sur la chaîne YouTube de WebGirondins.

Source : Ici Gironde et Sud Ouest.