1996 : la campagne européenne que personne n'avait vue venir

14/09 - 22:01 | Par la rédaction | Il y a 3 jours
En 1996, les Girondins de Bordeaux entrent dans l'histoire en devenant le deuxième club français à atteindre une finale de Coupe UEFA. Mais c'est surtout le chemin emprunté pour y parvenir qui reste, aujourd'hui encore, l'un des plus improbables de l'histoire du club.
1996 : la campagne européenne que personne n'avait vue venir

© Iconsport

Car cette saison-là, Bordeaux n'était que seizième de première division, et son aventure européenne avait même débuté par l'humble Coupe Intertoto, au cœur de l'été. Personne, absolument personne, n'avait vu venir la suite.

Menés 2-0 à San Siro, revenus de nulle part

Le sommet de cette épopée porte un nom : l'AC Milan. En quart de finale, les Girondins s'inclinent 2-0 à l'aller sur la pelouse de San Siro, face à l'un des plus grands clubs du continent. La double confrontation semblait pliée, et bien peu de monde imaginait encore Bordeaux capable de renverser pareille avance devant un tel adversaire.

Pourtant, au Parc Lescure, quinze jours plus tard, les Girondins réalisent l'impensable. Une victoire 3-0, portée par un doublé de Christophe Dugarry et un but de Didier Tholot, envoie Bordeaux en demi-finale aux dépens du géant italien. Un de ces soirs où, dans les tribunes, plus personne ne songe à regarder sa montre.

Ce genre de retournement total, impossible à anticiper avant qu'il ne se produise, est exactement ce qui rend les tables de roulette live de Starcasino si captivantes : personne ne connaît le résultat avant que la bille ne s'arrête définitivement.

Trois futurs champions du monde dans le même onze

Ce qui rend cette équipe encore plus fascinante avec le recul, c'est le nom de certains de ses joueurs. Cette saison-là, le meilleur buteur des Girondins toutes compétitions confondues, avec douze réalisations, n'est autre qu'un jeune Zinédine Zidane, déjà chef d'orchestre.

À ses côtés, en défense, un certain Bixente Lizarazu. Avec Christophe Dugarry, ils formaient le fameux trio bordelais promis à un immense avenir. Zidane avait d'ailleurs déjà illuminé les rencontres précédentes d'un but désormais culte, inscrit sur la pelouse du Bétis Séville. Une sorte d’avant-goût du talent qui allait bientôt éclater aux yeux du monde entier.

Deux ans plus tard seulement, les trois hommes soulèveront la Coupe du monde avec l'Équipe de France. Un destin difficile à imaginer en les regardant porter le maillot bordelais ce printemps-là, et qui donne à ce parcours européen une saveur toute particulière !

La demi-finale face au Slavia Prague

Après l'exploit réalisé face à Milan, la pression était réelle, mais le tirage au sort s'était montré plutôt clément : le Slavia Prague, adversaire dangereux mais nettement moins impressionnant que le Bayern Munich ou le Barça, restés dans l'autre partie du tableau.

Vainqueurs 1-0 à l'aller à Prague, grâce à un but de Dugarry sur une passe décisive de Zidane, les Girondins font le travail au retour, le 16 avril 1996 au Parc Lescure, devant 30 600 spectateurs. Un but de Didier Tholot, encore lui, à la 47e minute, suffit à envoyer tout un club en finale.

Une finale unique dans l'histoire du trophée

En finale, Bordeaux s'incline lourdement face au Bayern Munich : 2-0 à Munich, puis 3-1 au Parc Lescure, soit 5-1 sur l'ensemble des deux matchs, offrant aux Bavarois leur tout premier sacre en Coupe UEFA. Privés de Zidane et de Dugarry, suspendus au match aller, les Girondins n'ont pas eu les armes pour rivaliser.

Reste que ce parcours demeure unique dans l’histoire du football. Cette finale est la seule, entre 1989 et 1999, à n'avoir réuni aucun club italien. Et Bordeaux reste à ce jour le seul club de l'histoire de la compétition à avoir atteint la finale après être passé par la Coupe Intertoto en début de saison. Même dans la défaite, l'exploit force le respect.

Le tremplin vers le titre de 1999

L'épopée européenne de 1996 a relancé toute une dynamique, celle d'un club qui se savait désormais capable de rivaliser avec les plus grands. Trois ans plus tard, en 1999, les Girondins décrochaient le titre de champion de France.

La preuve que certaines désillusions, quand elles sont vécues collectivement, forgent bien plus qu'elles ne cassent. Ce Bordeaux-là avait pris goût aux grands rendez-vous, et il n'entendait pas s'arrêter en si bon chemin !

Une histoire qui reste, quoi qu'il arrive

Trente ans plus tard, cette épopée continue de vivre dans la mémoire des supporters, transmise de génération en génération. Quoi qu'il advienne du club aujourd'hui, ce printemps 1996 lui appartient pour toujours. Le soir où Bordeaux a fait plier le grand Milan restera, à jamais, une fierté que rien ni personne ne pourra lui retirer. Les palmarès s'écrivent et se discutent, les classements montent et descendent, mais certains soirs de printemps, eux, ne s'effacent jamais.


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