Et si le maintien des Girondins passait par un bon parcours en Coupe ?

24/12 - 11:12 | Il y a 5 mois
Défaits par Lille (2-3), les Girondins de Bordeaux terminent la phase aller à une piteuse 17e place bien au-delà des ambitions de top 10 affichées par Gérard Lopez.

La maison brûle ou est en train de cramer. Tel pourrait être le sentiment qui anime les supporters bordelais après la nouvelle déconvenue à domicile contre Lille.

Avec cette 8e défaite en 19 matchs de championnat, Vladimir Petkovic et ses hommes regardent plus vers le bas que vers le haut du classement. 17e à la fin de la phase aller, les Marines et Blanc vont devoir batailler jusqu’a la fin de saison pour se maintenir en Ligue 1.

L’exemple guingampais

Pour réussir cette opération maintien, l’entraîneur bordelais doit s’appuyer sur la Coupe de France. Il est souvent entendu que pour se survivre en Ligue 1, il faut faire l'impasse sur la "vieille dame" afin de garder le maximum de fraîcheur pour le championnat. Et pourtant investir une autre compétition à fond peut se révéler salvateur mentalement quand on joue un championnat aussi usant que le maintien.

Prenons l'exemple de l’EA Guingamp lors des saisons 2013-2014 et 2014-2015. Miné par des spirales négatives en seconde partie de saison, le coach de l’époque Jocelyn Gourvennec décide néanmoins de jouer la Coupe de France à fond. Au final, les Bretons réalisent deux belles épopées, en étant vainqueurs de la Coupe de France 2014, et en réalisant une demi-finale en 2015).

Au-delà de la fatigue physique générée, le collectif breton a su profiter de cette dynamique positive pour obtenir deux maintiens de haute lutte en championnat. Ils terminent 16e en 2014, et 10e l’année suivante.

Une émulation au sein de l'effectif grâce à la coupe

En plus de la confiance qu’elle peut générer auprès d’un groupe qui subit en championnat, la Coupe de France peut révéler certains joueurs habitués au banc de touches.

Ainsi, ils pourront gagner en compétitivité en fin d'exercice. Dans le cas guingampais, Claudio Beauvue a su tirer profit de son temps de jeu accordé en Coupe de France (4 buts en 5 matchs) pour parvenir à s’installer définitivement à la pointe de l’attaque guingampaise.

Il n’est pas impensable qu’un Mbaye Niang fasse de même pour réussir à entrer durablement dans le onze de départ de Petkovic. Outre le dossier Niang, des Issouf Sissokho, Amadou Traoré ou encore Abdel Medioub peuvent profiter de la coupe pour apporter une concurrence accrue au sein du groupe. Ce ne serait pas pour déplaire à l’entraîneur bordelais.

C'est autant armes supplémentaires à disposition du coach helvète qui en aura bien besoin dans l’optique de remonter au classement en championnat.

Un bénéfice pour le staff en impliquant tout le groupe

Enfin en jouant à fond cette compétition, le staff pourrait s’offrir la paix des ménages au sein de l'effectif bordelais. En effet, avec plus de temps de jeu à distribuer, l’entraîneur des Girondins de Bordeaux serait en capacité d’éviter les frustrations des joueurs qui ne figurent pas dans les petits papiers.

Des mécontentements individuels qui peuvent parfois être pervers au sein d’un vestiaire déjà touché par les résultats négatifs. D'où l'avantage de taille d’avoir un groupe plus uni dans l’optique de la lutte pour le maintien. Par conséquent, tout semble donc bon à s'investir à fond dans cette compétition.

Bordeaux affronte le Stade Brestois le dimanche 2 janvier à 13h45 pour le compte des 16e de finale de la Coupe de France

M.M


Bordeaux n'est pas récompensé de ses progrès [Joueur par joueur]