Henrique revient sur sa carrière bordelaise

10/05 - 18:32 | Par la rédaction | Il y a 13 ans

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Dans l'édition Sud Ouest d'aujourd'hui, Carlos Henrique s'est longuement entretenu avec le quotidien régional pour revenir sur sa carrière bordelaise.

L'un des premiers événements du brésilien reste son arrivée. Après une première saison professionnelle avec Flamengo, le roc brésilien réalise que c'était, au départ, un défi hors de portée.

"Là, dans ma tête, beacuoup d'envie mais surtout énormément de doute. Je quittais le Brésil pour la première fois de ma vie, j'étais un gamin. Avec le recul, je peux dire que je n'étais pas prêt pour un aussi grand défi. Heureusement, Ricardo et d'autres brésiliens étaient à mes côtés pour m'aider. Mon adaptation au jeu a été compliquée. Au Brésil, un défenseur est fait pour défendre. Ici, il est presque obliger d'assurer la première relance. Pour mon premier match contre Sochaux, j'étais mort physiquement après 15 minutes de jeu, je me disais : "Ils n'arrêtent pas de courir partout !" Et puis la pluie, les terrains gras (rires)..."

Dans ce portrait, Carlos n'oublie pas sa période difficile sur les bords de la Garonne. Les blessures à ses genoux auront amené une période de doute. Mais, fort de son mental, le joueur ne lâchera rien et combattra le mal.

"J'ai connu des moments difficiles à Bordeaux à cause des blessures. Mais je savais que je reviendrai. Pour les adducteurs, j'ai vraiment douté. Le moment le plus triste, c'est un soir à la maison quand mon fils Thuram, un vrai supporter des Girondins, ma source d'inspiration, m'a dit : "Papa, tu joues encore au foot ? Mes amis me disent que tu as arrêté..." J'ai réussi à me soigner, je suis très croyant, je l'ai pris comme une mission."

Mais si il devait citer un moment charnière dans sa carrière, il s'agirait de la finale de la Coupe de la Ligue en 2007 contre l'Olympique Lyonnais.

"Le sommet de ma carrière, c'est sûr. Une finale au Stade de France, celui de la finale 1998, où Zidane a marqué ! Après ce titre-là, on a commencé à faire douter Lyon, à vraiment trouver une équipe, cette victoire annonçait les titres suivants. Le match a été très difficile. Tout le monde pensait qu'on en prendrait trois ou quatre mais on était costaud, on courait les uns pour les autres. Pour moi aussi, ce fut un déclic pour ma carrière. J'ai pris confiance en moi, les coéquipiers et le public ont commencé à me regarder différemment. Je me souviens qu'à la fin du match, dans l'euphorie du vestiaire, Ricardo m'a embrassé et m'a dit : "Tu vas voir, ta vie à Bordeaux va changer". Je ne le croyais pas. Mais au retour à l'aéroport de Bordeaux, je vois tous ces gens qui chantent mon nom ! Aujourd'hui on me parle de ce but, de la "mitrailette". Ce match m'a fait entrer dans l'histoire du club."

Retranscription WebGirondins de Sud Ouest

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