"Nous sommes excités, mais nous restons humbles", Santiago Cucci (Président Bayonne) avant de recevoir les Girondins
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Ce samedi 2 mai à 18 h, les Girondins de Bordeaux se déplacent au stade Jean Dauger pour affronter l'Aviron Bayonnais. Cette rencontre de la 28e journée opposant le deuxième au troisième de la poule A, peut déjà annihiler les rêves de montées d'une des deux équipes.
Dans Le Talk sur WebGirondins, nous avons reçu Santiago Cucci, président de l'Aviron Bayonnais. L'entretien est aussi à écouter et regarder ici.
Santiago Cucci (Bayonne) : “Sur cette pelouse, on aura le club qui montera”
WebGirondins Le Talk : comment préparez-vous la réception des Girondins ce samedi au stade Jean Dauger ?
Santiago Cucci : Forcément, nous vivons la même chose que vous (les Girondins de Bordeaux). Nous sommes excités, mais nous restons humbles. J'espère que, sur cette pelouse, nous aurons le club qui montera en Ligue 3. Nous nous battrons avec nos moyens, notre courage, nos fans, et puis nous espérons passer un bon moment.
Vous aviez également indiqué dans un entretien sur WebGirondins au mois de janvier que le projet de l'Aviron Bayonnais se déroule sur trois saisons. Avoir du temps devant soi, est-ce moins de pression pour le sportif ?
J'ai fait toute ma carrière sur la discipline financière. Nous, on joue avec 900 000 euros de budget par an. Il n'y a aucune raison qu'on s'enflamme, nous serons probablement en N2 la saison prochaine, nous aurons le même budget et nous dépenserons l'argent que nous avons. L'important est de rester discipliné financièrement.
"L'avantage à Bayonne, c'est que les décisions sont simples"
Vous étiez candidat à la reprise des Girondins de Bordeaux, de Saint-Étienne, comment adapter ses idées quand on se retrouve à la tête de l'Aviron Bayonnais, un club qui doit se construire ?
L'avantage à Bayonne, à l'inverse des grosses structures, c'est que les décisions sont simples. Avec mon co-Président, Lausséni Sangaré, il n'y a pas de feuille de papier entre nous. On avance à deux. Il faut rajouter dans l'équation Chérif Djema, notre directeur sportif. On nous a même proposé un directeur général, mais cela ne fonctionnerait pas. J'ai confiance en mon entraîneur, en mon directeur sportif, les décisions deviennent tout de suite rapides.
Avez-vous aujourd'hui une feuille de route inspirée de ce que vous vouliez faire à Bordeaux et à Saint-Étienne ?
Un club de football fonctionne avec les revenus du stade, son sponsoring, son merchandising, et son trading. C'est hyper basique. Concernant le sportif, nous sommes trois, nous discutons avec le coach, et à la fin, c'est lui qui prend les décisions.
"C'est donc toujours intéressant d'avoir un si grand club à quelques kilomètres"
Vous travaillez avec la Real Sociedad, un club qui s'appuie comme vous sur la formation et qui fonctionne aussi très bien. Qu'envisagez-vous de mettre en place avec eux ?
Ce qui est compliqué avec la Real, c'est qu'ils ont une particularité, leur réserve évolue en Liga 2. À l'heure actuelle, il est difficile de leur demander de nous prêter quelques joueurs. Mais en parallèle, nous travaillons et échangeons énormément avec eux, nos coachs se déplacent là-bas afin d'obtenir la philosophie de la Real sur la formation de jeunes. Nous avons des jeunes qui sont partis à l'essai, certains sont restés, d'autres sont revenus. C'est toujours intéressant d'avoir un si grand club à quelques kilomètres.
Vous avez récupéré dans votre effectif un ancien bordelais qui est Marvin de Lima. Comment se passe sa gestion ?
Mais de manière générale, on parle souvent des superstars des centres de formation. En revanche, on oublie que sur 22 jeunes d'une promotion, 18 seront renvoyés chez eux. Quand on les accueille dans notre club, ces joueurs sont fracassés. Ils ont passé une saison durant laquelle on leur a expliqué qu'ils n'étaient pas bons. Le discours, il est simple chez nous Le discours est très simple dans ce cas-là : on rappelle au joueur qu'il est très bon. Je crois que ce joueur avait besoin d'un cadre où il s'épanouit, et qu'on lui fasse confiance. Dans notre club, on donne un tremplin aux besogneux du monde du football.
"Ce que je peux affirmer, c'est que nous assisterons à un beau match de football"
Vous avez dit que vous réalisez une meilleure seconde partie de saison que la première, pour les Girondins c'est plutôt l'inverse. Vous êtes également invaincus à domicile, est-ce que vous êtes favoris samedi ?
Je ne crois pas du tout. Encore une fois, je trouve que Bordeaux joue bien et qu'il y a eu du changement. Ce que je peux affirmer, c'est que nous assisterons à un beau match de football. Cela fait 20 mois que nous sommes invaincus à la maison, le dernier match à Jean Dauger contre les Girondins, nous n'avions pas perdu ( 24 janvier 2004, victoire de Bayonne 1-0 en Coupe de France a.p. Rio Mavuba était titulaire). Je suis surtout ravi de jouer ce match.
Nous avions réalisé un entretien avec Santiago Cucci en début d'année, il est à lire ici.
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Notre podcast court sur l'actu des Girondins à écouter :