Didier Tholot : “Je devais sûrement passer pour un fou”

20/04 - 13:49 | Il y a 2 mois
Didier Tholot, entraîneur du Pau FC, pensionnaire de Ligue 2, était l’invité exceptionnel du Talk WebGirondins.

Hier soir dans le Talk, Didier Tholot nous explique comment il a réussi l'exploit de sortir Pau de la zone rouge alors qu'il dispose du plus petit budget de Ligue 2. Nous vous proposons de lire un extrait de son interview ou de l'écouter dans la vidéo.

"On travaille beaucoup"

“On travaille beaucoup. Je vais juste prendre le staff, j’ai Kamal Tassali qui est entraîneur adjoint avec moi et il aussi entraîneur de la réserve, j’ai Pierre Lamugue qui est préparateur physique, et j’ai Benoit Duval qui est l’entraîneur des gardiens, c’est tout. Je n’ai pas d’analyste vidéo, pas d’autres adjoints. Donc on fait tout, tu t’occupes du recrutement, du budget."

Plus faible budget de Ligue 2

"Tu arrives à faire des coups parce qu'il y a des joueurs qui veulent venir se relancer. Mais le début est forcément très compliqué parce que déjà les joueurs qui sortent de National, tu ne sais pas s'ils vont avoir le niveau Ligue 2. Au bout de 5 mois, il y a ceux qui progressent et ceux qui n’ont pas une marge de progression évidente. Donc tu ajustes à Noël, tu as la chance de faire 3 recrues intéressantes, mais on n’est pas sur des budgets de Ligue 1. On est sur des budgets très très faibles au niveau de la rémunération des joueurs."

"Tout le monde nous voyait morts le 21 janvier"

"Nous on a choisi le pari, même en ayant 14 points en janvier, de continuer sur ce qu’on disait c’est-à-dire jouer au football, beaucoup travailler les automatismes, de savoir le système. Le système, c’est le même depuis le début, à force de travail , de répliquer les choses, des petits déclics se mettent en place et tu arrives à avoir des résultats. On gagne à Guingamp, donc t’es capable de gagner à l’extérieur, et puis la confiance est là. Chacun sait ce qu’il a à faire sur le terrain, tu as un peu plus de confiance.

Tout le monde nous voyait morts le 21 janvier on avait 14 points. Mais moi je maintenais qu’on allait se sauver, je devais sûrement passer pour un fou. Mais par rapport à l’unité du groupe, et toutes les valeurs qu’il y a, c’est aussi important, donc tu arrives à renverser la tendance. Si on se maintient avec le début de saison qu’on a fait et le peu de moyens qu’on a, c’est un véritable exploit.”

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