Florian Brunet : "La vraie urgence est de sauver le club"

28/06 - 11:59 | Il y a 1 mois

Hier, lors du rassemblent NousLesGirondins impulsé par les Ultramarines, son porte-parole Florian Brunet s'est exprimé. Extraits.

Il y a un ras-le-bol

"Il y a une cassure irrémédiable. Depuis septembre, on explique qu'on ne peut plus travailler avec la direction opérationnelle des Girondins de Bordeaux. Il n'y a rien qui bouge. Aujourd'hui, il y a un ras-le-bol, il faut que les choses bougent. On a prouvé avec les extraits d'enregistrement que ce sont des gens qui racontent des histoires, qui braquent les gens (NDLR le PDG Frédéric Longuépee et le directeur développement stade et réseau Antony Thiodet) les uns contre les autres et qui rabaissent les gens. Il faut maintenant qu’ils reprennent un train vers Paris. Qu’ils amènent avec eux le nouveau responsable sécurité qui a pris la place d'un responsable sécurité envers qui nous avions entièrement confiance depuis 20 ans. Il n'y a jamais eu de problèmes de sécurité à Bordeaux. C'est quelqu'un qui est aimé de tous et qui est aujourd'hui rétrogradé parceque'un ancien commissaire de police du PSG a pris sa place. La sécurité qui marchait très bien aujourd'hui est attaquée. Tout est détruit de la cave au grenier. C'est un cri de colère pour que les choses changent très vite.

Le terrain doit être central

"Le problème est philosophique. C’est une vision du football qui est totalement opposée. Ils s'imaginent qu'ils peuvent créer une activité autour du football et que c'est cette activité qui va amener de l'argent au terrain. C'est complètement faux. C'est le terrain qui doit être central. Le vrai clash idéologique il est là. Ils n'ont rien compris au football. On met à la tête des clubs des gens qui n'appréhendent rien du contexte de la ville. Un club de foot n'est pas une entreprise. Un club de foot ça prend aux tripes les gens. Ça accompagne les gens toutes leurs vies."

On en appelle à tout le monde. On fait ça bénévolement, et il faut que les gens se réveillent. On est alerté depuis des mois par les salariés, ils doivent maintenant se manifester. Les partenaires, les supporters, la mairie de Bordeaux. Tout le monde doit se soulever. Aujourd'hui ça doit être le début d'une nouvelle ère."

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Un club en hémorragie financière à tous les niveaux

"On est écouté, mais sans doute pas assez par King Street. Nous, on veut se concentrer sur la vraie urgence. C’est de sauver le club. Depuis deux ans, on a créé un trou financier abyssal. On a fait n'importe quoi. On a une masse salariale supérieure à l'équipe de Ligue des champions de 2010, on est passé de 220 salariées à 310 salariés en deux ans. On est un club en hémorragie financière à tous les niveaux. On veut que toutes les bonnes volontés se remettent au travail, et ce n'est pas le cas avec cette équipe opérationnelle qui bloque tout et qui empêche toute remise en route de notre club. Qu'on se concentre enfin sur l'essentiel."

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